mercredi 24 mars 2010

Dr François-Xavier Mbopi-Kéou : Dans la cour des grands hommes de sciences




Le chercheur camerounais a été élu membre du conseil exécutif des sociétés internationales des maladies infectieuses aux Etats-Unis. La rencontre avec le Dr François-Xavier Mbopi-Kéou a eu lieu lundi 22 mars 2010, dans son modeste bureau du laboratoire de l’Hygiène Mobile à Messa, Yaoundé. Il en est l’administrateur. Avec la courtoisie et la volubilité habituelles, l’enseignant des universités nous parle de sa promotion. En effet, le chercheur camerounais a été élu membre du conseil exécutif de l’International Society for Infectious Diseases (Isid), pour un mandat de six ans. C’était à l’occasion de la 14ème Conférence internationale de pathologies infectieuses, qui s’est tenue à Miami aux Etats-Unis du 9 au 12 mars 2010.

Le Dr François-Xavier Mbopi-Kéou fait désormais partie de la trentaine d’illustres hommes de sciences de l’Isid. Plusieurs lauréats de prix internationaux, dont de nombreux prix Nobel, y ont figuré. Il s’agit par exemple d’Elion Truly, le prix Nobel référence Elion Award et de Jonathan Mann, qui est le premier directeur du Programme mondial de lutte contre le sida et le premier titulaire de la chaire d'éthique François-Xavier Bagnoud à l'université de Harvard aux Etats-Unis.
Le conseil exécutif de l’International Society for Infectious Diseases est un organe consultatif et opérationnel de plusieurs agences des Nations Unies. Cette société savante dont le siège se trouve à Boston, dans l’Etat du Massachusetts aux Etats-Unis, au sein de la célèbre université de Havard, est composée de plus de 20 000 experts originaires de près de 155 pays. Elle a, pour mission entre autres, d’améliorer la santé des populations affectées par les maladies infectieuses, de former des spécialistes en pathologies infectieuses et de contrôler lesdites affections.

«Mon élection est la reconnaissance et un encouragement pour un modeste ouvrier de la science, une invite à plus d'ardeur au travail à la génération émergente. C’est également un honneur pour mon pays, le Cameroun, dont l’un des fils accède à l’instance décisionnelle qui coiffe toutes les sociétés des maladies infectieuses à travers le monde entier. Je compte, de par ma position, stimuler les échanges entre tous les acteurs de lutte contre les maladies infectieuses pour une réaction forte contre les pathologies », explique le Dr François-Xavier Mbopi-Kéou.

Ce microbiologiste virologue, co-auteur de quatre ouvrages et de plus de 50 publications dans des revues scientifiques internationales de renom, a déjà eu plusieurs reconnaissances mondiales grâce à ses travaux. En 2000 par exemple, pendant qu’il travaillait à la Health Protection Agency de Londres et à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, grâce à sa recherche menée en collaboration avec des chercheurs britanniques, français et américains, il a été lauréat du premier prix de la GlaxonSmithKline Elion Research Award. Ses travaux démontraient l’interaction entre l’Herpes et le Vih. « L’espérance de vie de personnes atteintes par le Sida a été prolongée car, aujourd’hui, la prise en charge des Ist comme l’herpès, fait partie intégrante de la prise en charge des patients par le Vih», conclut-il.

Le Jour

Cathy Yogo

http://www.quotidienlejour.com/espace-de-vie/81-sante-/1651-dr-francois-xavier-mbopi-keou-dans-la-cour-des-grands-hommes-de-sciences

Université de Yaoundé I : Compromis sur l’ouvrage de Léonard Sah accusé de plagiat



L’enseignant accepte de céder 20% de ses droits à l’étudiant qui le poursuivait. J’ai par la présente l’honneur de vous faire savoir que je cède 20% de mes droits sur mon livre «Femmes bamiléké au maquis, Cameroun 1955-1971 » à Monsieur Kuikoua Francis, co-auteur. Je reconnais m’être largement inspiré autant que de nombreuses autres sources historiques,
du mémoire de maîtrise de Monsieur Kuikoua Francis intitulé "Femme au maquis en région bamiléké 1955-1971" pour la réalisation de l’ouvrage dont le titre est mentionné ci-dessus». Extrait d’une correspondance du Pr Léonard Sah, adressée le 12 mars 2010 au directeur de l’Harmattan au Cameroun. L’instruction qu’il donne à son éditeur dans la conclusion de la même correspondance est sans équivoque : « En conséquence, je demande à l’éditeur que vous êtes de m’associer Monsieur Kuikoua Francis comme co-auteur. Donc, au lieu de Sah Léonard, lire Sah Léonard et Kuikoua Francis ».
Cette correspondance du Pr Léonard Sah marque le dénouement d’une affaire qui a défrayé la chronique à l’université de Yaoundé I (Voir Le Jour …). Francis Kuikoua accusait alors son enseignant d’avoir reproduit son mémoire de recherche dans un ouvrage publié chez l’Harmattan. Un ouvrage intitulé « Femmes bamiléké au maquis, Cameroun (1955-1971) » édité en octobre 2008 par l’Harmattan, avec la préface de Jean-Louis Dongmo. Quant au thème du mémoire présenté par Francis Kuikoua en vue de l’obtention du diplôme de maîtrise en Histoire, année académique 2003-2004, il est intitulé « Femme au « Maquis » en région Bamiléké : 1955-1971 ». Ce mémoire a été soutenu le vendredi 8 juillet 2005 à l’université de Yaoundé I, devant un jury présidé par Léonard Sah.

Francis Kuikoua, enseignant d’histoire dans un lycée non loin de Mbalmayo, accusait donc de plagiat le président du jury de sa soutenance. Il s’appuyait alors sur les éléments suivants : le thème choisi, les sources consultées et leur utilisation, l’absence de son travail dans la bibliographie de l’ouvrage, les tableaux utilisés sans la mention de l’auteur, des pages entières recopiées sans guillemets et notes de bas de page. Saisi pour cette affaire, le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, avait mis sur pied une commission d’enquête le 20 juillet 2009. L’audition de Francis Kuikoua devant ladite commission a eu lieu le 6 octobre 2009.

« J’ai décidé d’aller vers les instances académiques parce que les situations de plagiat y sont connues. Si je me suis rapproché des autorités académiques, c’est parce que j’ai confiance en elles et je crois que ce sont des personnes intègres qui vont faire leur travail, bien que ce soit leur collègue. J’ai confiance au ministre de l’Enseignement supérieur et je crois qu’il va faire un bon travail, c’est un homme intègre, j’attends. Et je me réserve le droit de poursuivre l’Harmattan qui a publié l’ouvrage. Quand je me suis rendu à l’Harmattan Cameroun, ils m’ont dit qu’ils allaient faire toute la lumière. J’attends toujours», confiait Francis Kuikoua dans une interview accordée au Jour.

M. Kuikoua demandait que l’ouvrage de M. Sah cesse d’être commercialisé et souhaitait que tous les avantages qu’il a pu en obtenir soient remis en cause. Cet arrangement résulte d’une médiation du ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo et du Pr Ghomsi, deux universitaires à qui Francis Kuikoua adresse ses remerciements.

Écrit par Claude Tadjon

http://www.quotidienlejour.com/divers-du-jour-/actualites-/1648-universite-de-yaounde-i-compromis-sur-louvrage-de-leonard-sah-accuse-de-plagiat

mardi 23 mars 2010

Orientation : Les élèves de l'enseignement technique sensibilisés

Ils se sont imprégnés au cours des journées portes ouvertes à Douala des différentes filières qu'offre cet enseignement.

Ils sont nombreux, les élèves des établissements de l'enseignement technique secondaire de la ville de Douala à converger ce jeudi, 18 mars 2010, au lycée technique de Koumassi. "J'ai tenu à assister à ces journées portes ouvertes parce que je veux découvrir et avoir une ouverture sur d'autres filières. Très souvent, on reste fermé sur ce qu'on fait. C'est également l'occasion pour moi de rencontrer d'autres personnes", confie Clovis Gatchoko, élève en classe de Tle F1, (construction industrielle), dans ledit lycée.

L'un des deux établissements secondaires de l'enseignement technique qui accueillent lesdites journées. Pour les membres du club "Technique quantitative de gestion", (Tqg) du lycée technique de Bonadoumbé, c'est une opportunité pour eux d'échanger leurs connaissances sur les techniques commerciales et de s'enrichir sur les stratégies de marketing auprès des spécialistes présents à cette journée qui s'est achevée, vendredi dernier, 19 mars. Des journées qui s'inscrivent dans la continuité de la journée nationale de l'orientation scolaire. Son objectif principal est de sensibiliser la communauté éducative par rapport aux différentes filières qui existent dans l'enseignement technique. D'où le slogan, "une filière, une école, un métier, un avenir".

Un stand de "l'orientation scolaire" a d'ailleurs été ouvert pour ces apprenants. "Nous donnons des informations sur les filières scolaires et académiques qui existent au sein de notre établissement. Nous présentons aux élèves les différentes filières et aptitudes requises. Enfin, nous les sensibilisons sur les écoles de formation nationales et internationales pour leur réussite professionnelle", indique Gervais Bekono, le responsable de ce stand. Les élèves sont donc imprégnés des conditions d'accès aux écoles de formation qu'offrent la Tunisie, l'Afrique du Sud et l'Italie. Par ailleurs, les étudiants des écoles de formation nationale (Institut Siantou, Ecole supérieure de gestion (Esg), Isma, Istdi, Institut Pasteur, Institut Professeurs Réunis etc), présentent aux futurs bacheliers les différentes filières disponibles au sein de leur institut.

Les apprenants n'ont pas seulement été sensibilisés sur les différentes filières et ouvertures que leur offre leur formation. Ils ont par ailleurs démontré leur savoir-faire aux autorités administratives et à la communauté éducative. Il s'agit notamment des membres des clubs Action communication commerciale (Acc), Sciences économiques, Industrie d'habillement, Informatique, Electrotechnique, Froid, Croix rouge, Technique quantitative de gestion. Les stands des clubs Littérature, Philosophie, Histoire et Education à la citoyenneté attirent aussi les curieux. Lesquels ressortent plus éclairés sur les élections au Cameroun. Un sujet qui n'a pas été choisi au hasard par les panélistes. Les prochaines échéances électorales étant prévues en 2011, expliquent-ils.

Sandrine Tonlio

Mutations

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Pr Hamadou Adama : L'historien qui écrit le présent

Ce spécialiste des civilisations des mondes arabo-musulmans vient d'accéder au plus prestigieux des grades, celui de professeur titulaire des universités.

L'université de Ngaoundéré vient de s'enrichir d'un enseignant de haut rang au grade le plus prestigieux. Le Pr Hamadou Adama a été adoubé vendredi dernier dans la pure tradition universitaire par son aîné le Pr Njouenkeu Robert au cours de la cérémonie de présentation des vœux au Recteur de l'université de Ngaoundéré. Mais pour ce natif de Maroua le 04 juillet 1963, "c'est certes l'aboutissement et la récompense de longues années de dur labeur, mais c'est aussi maintenant une grande interpellation pour moi en terme d'encadrement des jeunes collègues, en terme de contributions académiques et de recherche. Bref je dois davantage donner le meilleur de moi-même" a-t-il modestement déclaré.

Une consécration qui sonne également comme le fruit du destin puisque enfant déjà le Pr Hamadou Adama rêvait d'être enseignant. L'aventure commence en 1985 ; après l'obtention de son baccalauréat, il décroche une bourse "intitulée formation des formateurs du gouvernement camerounais". Ce qui le conduira en France, plus précisément à l'université de Bordeaux 3 où il reçoit sa formation académique sanctionnée en 1993 par un Doctorat nouveau régime et une thèse intitulée "naissance et évolution de l'enseignement franco arabe au Cameroun". Revenu au bercail en 1994, il est recruté comme vacataire au département d'histoire de l'université de Yaoundé 1. En octobre 1995, il est engagé à l'université de Douala comme assistant où il sera d'ailleurs responsable du département d'histoire, avant de rejoindre l'institution universitaire de Ngaoundéré en 1997 en qualité de Vice Doyen à la faculté des Arts, Lettres et sciences humaines.

Cette date marque également le début d'une carrière administrative qui sera sanctionnée par un poste de secrétaire général de l'Université de Ngaoundéré de 1998 à 2006, un record de longévité. Il remplace d'ailleurs à ce poste le Pr Amvam Zollo, l'actuel Recteur de ladite institution. C'est que cet universitaire que ses collègues disent timide de nature, auteur de nombreuses publications, notamment l'ouvrage intitulé "l'islam au Cameroun : entre tradition et modernité" paru chez l'harmattan Paris en 2005, impressionne par l'immensité de son œuvre académique. Ce qui lui a d'ailleurs valu de nombreuses distinctions académiques internationales, notament le prestigieux prix d'excellence scientifique de l'Agence universitaire de la francophonie (Auf) en 2006, pour la recherche dans le domaine des manuscrits Arabe du Mali. Le triomphe toujours modeste, le Pr Hamadou Adama veut à l'occasion de la célébration du cinquantenaire de l'Etat du Cameroun, contribuer à revisiter l'histoire de ce pays telle qu'énoncée par des sources nationales. "J'ai voulu apporter un autre regard sur l'histoire du Cameroun. Comme pour trancher avec cette conception qui présente l'histoire de notre pays à partir des sources européennes notamment Allemandes et françaises. Or les populations camerounaises, notament celles des régions septentrionales, ont leur version de cette histoire fondée sur des sources manuscrites arabes et Ajani" explique t-il.

Peut être que les maquisards d'hier seront bientôt reconnus officiellement les héros de l'indépendance du Cameroun. Une perspective qui réjouit abondamment cet historien de 47 ans "pour moi le discours du chef de l'Etat le 31 décembre dernier me conforte dans cet espoir. Puisque ce fut la 1ère fois qu'un président camerounais reconnais que des camerounais se sont battu pour l'indépendance de ce pays parfois au péril de leur vie. Autrement dit ceux qu'on désignait comme des maquisards seraient en réalité des héros nationaux". D'ailleurs dans l'optique de l'authentification de l'histoire du Cameroun, le Pr Hamadou Adama dirige en ce moment un projet avec ses étudiants de Master et de Doctorat, sur l'histoire des livres d'histoire au Cameroun avec comme problématique centrale, "les livres d'histoires nous renseignent-ils vraiment sur la vraie histoire de notre pays ?".

Yanick Yemga

Mutations

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Enseignement supérieur : Quand les agrégés s'agrègent

Contre vents et marées depuis deux ans, la Sca fait son chemin, déterminée à apporter sa pierre à l'édification du pays.

C'est pour "développer la solidarité et la camaraderie entre les membres; contribuer à la formation des candidats aux concours d'agrégation et surtout sauvegarder l'éthique et l'excellence parmi les membres" qu'a été mis sur pied la Société camerounaise des agrégés (Sca). Une société savante qui a vu le jour en 2008 après l'assemblée constitutive de décembre 2007 à Yaoundé. Une société qui malgré quelques activités d'envergure a du mal à faire son lit dans un environnement où le savoir n'est pas toujours la chose la mieux partagée. Même parmi l'élite qui ne voit souvent que d'un oeil interrogateur une organisation comme la Sca.

Ce qui n'est pas pour freiner les ardeurs de cette société qui semble déterminée à faire son chemin malgré les écueils. Pour son président général Bruno Bekolo Ebe, "au-delà de nos objectifs, notre ambition est de promouvoir et de consolider l'excellence universitaire; d'une part en poussant les jeunes collègues au plus haut niveau de l'exigence de la performance scientifique et universitaire; d'autre part en amenant chaque membre à une exigence de production scientifique et intellectuelle lui permettant de rayonner toujours aussi bien au sein de l'université que dans la société entière".
C'est sans doute fort de cette ambition que le Sca a organisé, en partenariat avec l'Université de Douala, en janvier 2009 un colloque sur "La crise financière internationale et l'Afrique". Rencontre qui avait vu l'une des instances de la société à savoir la Chambre Economie et gestion se mettre en avant pour analyser une conjoncture et proposer des solutions. Car "c'est cela aussi notre travail", assure le secrétaire perpétuel Elie Claude Ndam Ndjitoyap. Lui qui administre au quotidien la société et qui ne manque aucune occasion pour appeler ses pairs à plus de confiance et de travail au moyen de cette société qui "est celle de tous les agrégés car en devenant agrégé, on en devient automatiquement membre".

Compétition
Une société qui a vu le jour récemment parce que "nous nous sommes rendus compte du nombre élevé des agrégés du Cameroun qui comme vous le savez remportent toujours les suffrages importants au sortir des sessions du Cames", assure M. Ndam Ndjitoyap. Qui ajoute, comme pour convaincre de l'importance de la société, qu'il n'y en a pas dix mille en Afrique au sud du Sahara. Une société qui doit aussi trouver les solutions aux maux qui minent le pays et ainsi contribuer à son devenir. Bruno Bekolo Ebé n'en pense pas moins lorsqu'il dit que "la présence de chaque pays dans la compétition mondiale est tributaire de sa capacité à produire le savoir et la technologie, à la disséminer et à s'en servir pour permettre à l'ensemble du corps social, selon le mot de Malbranche, de se réaliser pleinement comme oeuvre de liberté en se donnant la capacité d'être maître de son destin".

Destin qui suppose la participation de tous, chacun avec son intelligence et le fruit de ses travaux. Car c'est frustrant, reconnaît Elie Claude Ndam, de voir que de nombreux collègues alléchés par des postes au sein de l'administration du pays ont depuis tourné le dos à la recheche, gage de progrès pour un pays qui en a pourtant besoin. Il est donc question pour la Sca "d'amener les collègues à profiter du caractère transversal de notre société pour se renseigner de la marche de la science dans les divers domaines qui ne sont pas les leurs. On ne peut plus fonctionner aujourd'hui dans le vaste domaine en faisant fi des autres spécialités. Et la société est là pour permettre à chacun de prêter à l'autre ce que sa discipline à lui ne permet pas."

Mais à tout collègue il ne se lasse pourtant pas de dire, prêtant le mot du sage Confucius, que "il faut que le disciple de la sagesse ait le coeur grand et courageux. Le fardeau est lourd et le voyage long". Comme pour dire que rien ne sera donné. Ce d'autant plus que l'on ne compte plus les difficultés qui émaillent le jeune parcours de cette société qui n'a jusqu'ici pas de locuax, encore moins de personnel entièrement pris en charge par elle. "ça viendra!", assure le secrétaire perpétuel qui, optimiste, fait même savoir que le plus important est de faire comprendre aux collègues la nécessité de se mettre au travail car l'agrégation ce n'est pas une fin en soi, mais le début d'une autre aventure. "On ne peut pas souffrir pour arriver à ce niveau du savoir pour s'en lasser après. On doit continuer dans la voie royale du savoir et produire pour aider notre environnement à se porter mieux". Surtout qu'il y a au bout le capital humain dont l'importance pour tout progrès est indéniable", ajoute M. Ndam Ndjitoyap.

Sagesse
C'est pourquoi la société veut se positionner comme "le partenaire de l'action" du gouvernement. Elle qui "a répondu présente à chaque fois qu'elle a été sollicitée" explique le secrétaire perpétuel. Elle qui voudrait tant faire mais qui bute encore sur son incapacité financière. Sans pour autant se décourager. Car si elle continue de tendre la perche aux collègues de la diaspora avec qui elle négocie pied à pied pour un retour espéré, même de manière épisodique, elle ne se prive pas de faire savoir aux nouveaux maîtres l'étendue de la tâche qui les attend.

A la cérémonie d'adoubement des nouveaux agrégés du 10 mars dernier à Yaoundé, Bruno Bekolo Ebé disait déjà aux nouveaux venus "sachez que les maîtres que vous êtes sont d'abord des serviteurs et le magistère que vous recevez est un sacerdoce exigeant. Etre maître c'est d'abord être un serviteur de la science. Et l'on ne sert la science que dans l'humilité et la conscience forte que l'on a de l'immensité de ce qu'on ne sait pas." Une façon de dire, comme Georges Walter Ngango en son temps, que "l'agrégation est le révélateur de l'immensité de notre ignorance". Un point de vue dont a besoin tout candidat à la porte de la Sca et dont la pertinence dans le monde du savoir n'est plus à faire connaître.

Parfait Tabapsi

Mutations

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Conférence : L'université camerounaise sur le rétroviseur

Des enseignants d'histoire et d'économie en ont fait le bilan et ont évalué les cinquante ans au cours d'un cours à l'Istag de Yaoundé.

Servant de cadre à cette réflexion dont le thème était "Université camerounaise : Dynamiques, ruptures et permanences d'une réalité plurielle", l'Institut supérieur de technologie appliquée et de gestion (Istag), partenaire de l'Université de Yaoundé II Soa, sacrifiait ainsi à l'exigence académique du module "Conférence" ayant cours dans le système Lmd. De fait, à travers ce module, étudiants et enseignants définissent ensemble les contours des connaissances à acquérir tout au long de leur apprentissage.

Cette conférence a donc permis d'en savoir un peu plus sur les travaux de l'historien Achille Bella récemment soutenu devant un jury à Yaoundé I et ayant porté sur l'évolution de l'institution universitaire au Cameroun. Et selon Philippe Blaise Essomba, chef du département d'histoire à la Faculté des Arts, lettres et sciences humaines de Yaoundé I, par ailleurs directeur de recherche d'Achille Bella, pour mieux cerner cette évolution, "le jeune chercheur est remonté jusqu'au 19ème siècle. Une période au cours de laquelle l'université s'impose dans le monde occidental comme une réalité incontournable pour la gestion des savoirs et par extension comme un des moteurs principaux du développement d'un Etat".

Agé d'à peine un an, souligne l'historien Achille Bella, "le Cameroun, en 1961 devait s'affirmer comme un Etat souverain. Et la création d'une université était justement un des éléments d'affirmation de notre souveraineté". C'est ainsi qu'avec l'aide de la Fondation française -une institution politique ayant pour but d'accompagner les jeunes Etats africains appartenant au pré carré français d'accéder progressivement à leur autonomie-, le Cameroun va créer une institution universitaire. Malgré le fait qu'elle existait en terre camerounaise, la plupart de ses programmes d'enseignement étaient soumis au contrôle de la France par le biais de la fondation sus évoquée. Ce qui amène Achille Bella à préciser que "juste après l'indépendance, cette Institution universitaire était biologiquement camerounaise, mais institutionnellement, elle était française".

Une situation qui va progressivement changer de 1961 à 1980, puisque les colons devaient se retirer des jeunes Etats africains afin de les laisser présider eux-mêmes aux destinées de leurs citoyens. Ensuite viendra la période des grandes réformes -1990 et 2000- à partir de laquelle l'on vera cette institution changer graduellement avec la création d'autres centres universitaires dans plusieurs régions du pays en dehors de Yaoundé. Notamment à Douala, Buea, Ngaoundéré, etc. Les traveaux d'Achille Bella lui ont également permis d'étudier cette Institution universitaire en tant qu'une réalité sociale. De fait, l'Université étant faite d'Hommes -par ailleurs acteurs de son histoire-, on y retrouve en dehors des enseignants, plusieurs autres corps de métiers faisant partie intégrante de son personnel.

Le chercheur citera dans la foulée des chauffeurs de véhicule, des bibliothécaires, etc. Cet aspect social de l'institution inversitaire a permis à l'économiste Yves André Abessolo, chef de département d'économie Internationale à l'Université de Yaoundé II, d'évaluer l'évolution des missions qui lui étaient assignées depuis sa création en 1961 jusqu'à nos jours. En effet, après l'indépendance "l'université avait pour but de former l'élite chargée de remplacer l'administrateur colon" va-t-il souligner. Seulement, le manque de contrainte n'a pas suscité l'intérêt de professionnaliser les enseignements dans une optique de développement. Selon Yves ABessolo "on avait longtemps décrié cette formation générale au sein de l'université camerounaise".

Ce qui a eu pour corollaire de soumettre la plupart des diplômés de cette Université camerounaise au chomage en partie tributaire du climat de crise économique dans lequel elle évolue aujourd'hui. Pour avoir un début de solution il a fallu attendre "la naissance des instituts privés de formation supérieure, pour voir les enseignements se professionaliser dans le souci de répondre à la demande d'un marché de l'emploi en distortion, car il y a eu depuis les années 1990 de nouvelles formes d'emplois". Ces contraintes liées à la crise économique ont donc obligé l'institution universitaire camerounaise à changer de paradigme. Au lieu de se contenter de former uniquement l'élite, l'Université a désormais pour missions de produire des connaissances concrètes et utiles s'adaptant aux besoins réels du marché de l'emploi.

A. Ntonga (Stagiaire)

Mutations

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Ebolowa : Bientôt une nouvelle université

Les promoteurs de l'Institut privé laïc de l'Equateur annoncent son ouverture pour le 19 avril prochain.

Une nouvelle université baptisée "Institut Supérieur privé laïc de l'Equateur", vient de voir le jour à Ebolowa. Il a été créé le 12 mars 2010 sur autorisation du ministre de l'Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo, qui répondait à la demande faite par le Pr. André Zibi. Lequel agissait au nom du Cercle de réflexion et d'action pour le développement du sud Cameroun (Crades). C'est cette association dont il est le président qui a décidé de la création de cette université qui ouvre solennellement ses portes le 19 avril 2010. La rentrée sera précédée par l'organisation d'un concours d'entrée une semaine avant c'est-à-dire le 12 du même mois.

L'Université de l'Equateur compte trois filière à savoir: une faculté des sciences pharmaceutiques et médico-sanitaires, une faculté de génie civile, et une faculté des sciences de gestion et de communication. Chaque faculté s'ouvrira avec les trois niveaux du cycle de licence. L'accès à cet institut à vocation sous-régionale ouvre les portes aux diplômes du système Lmd. "Nous voulons que les produits qui sortent chez nous puissent satisfaire à la concurrence nationale et internationale. C'est pour cela que nous avons choisi le système Lmd. Le gouvernement nous a fait confiance et nous ne sommes pas prêt à le décevoir", a justifié le Pr. Zibi.

En ce qui concerne la logistique, une partie des bâtiments du lycée classique et moderne d'Ebolowa servira provisoirement de cadre à la jeune structure en attendant la construction de ses propres locaux sur son site de Bilone un quartier de la périphérie. Les enseignants quant à eux viendront des universités d'Etat notamment celle de Ngaoundéré que les promoteurs ont choisi pour parrainer leur structure à cause de sa notoriété à en matière de création des micro entreprises.

Pour compléter leur formation technique, les étudiants se serviront des laboratoires annexes prêtés par des établissements amis. De même, ces étudiants suivront leurs stages de formation auprès des structures qui fonctionnent à l'intérieur de la région du sud. En contre partie, l'étudiant de l'institut privé laïc de l'Equateur devra débourser 800.000 Fcfa par an pour la médecine et 400.000 Fcfa par an pour le génie industriel à payer par tranches. Le tarif de la faculté de communication dont l'ouverture est annoncée au mois d'octobre sera connu plus tard.

G.R.M.

Mutations

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vendredi 20 février 2009

L’Université des Montagnes a ses docteurs en pharmacie


Les six étudiants qui ont soutenu leur thèse de doctorat mardi à Yaoundé se sont particulièrement intéressés à la pharmacopée traditionnelle.

Eric Oliver Ngongang Mbantswe est depuis le 18 février 2009, le tout premier docteur en pharmacie, issu de l’Université des Montagnes, reconnu par l’Etat du Cameroun. Il était un peu plus de 10h30 quand le président du jury, le Pr. Alain Terol de l’Université de Monpellier, a décerné le titre de docteur en pharmacie à cet étudiant de l’Udm, avec mention “ assez bien ”. il a obtenu 71 points sur 100. C’est que, Eric Olivier Ngongang Mbantswe était le premier à soutenir sa thèse hier à Yaoundé, à la Faculté de médecine et des Sciences biomédicales de l’Université de Yaoundé I.



Le lauréat a mené une étude chimique et pharmacologique sur une plante prélevée au Mont Eloumden à Yaoundé. De son nom scientifique, Tabernaemontana, l’exposant a séduit le jury par l’arsenal thérapeutique de la plante qu’il a pu démontrer. Dans sa recherche, le doctorant avait essaye d’isoler des constituants chimiques et recherché des constituants thérapeutiques. Pour lui cette étude vise la valorisation des plantes médicinales du Cameroun.

Le jury international constitué de professeurs camerounais et une équipe de trois professeurs venus de l’Université de Monpellier en France, constitué du Pr Alain Terol, et ses collègues de Montpellier, le Pr Begel, Pr S. Hansel, et des Camerounais, dont le Pr Tentanye Ekoe, le doyen de la Faculté de médecine et des sciences biomédicales comme vice-président du jury, ont félicité le candidat pour son travail de recherche réalisé dans les règles alors que le projet de recherche n’avait reçu aucun financement ni collaboré avec une équipe de recherche opérationnelle sur le terrain.

Sa camarade Foutse Yimta a eu droit aux mêmes félicitations. Sa thèse avait pour thème : Contribution à l’étude ethno pharmacologique dans le département du Ndé (Cameroun).

Elle a démontré la richesse du département du Ndé en plantes médicinales et aussi, la propension des populations locales à faire appel à la médecine traditionnelle quand elles sont malades. Il s’agissait d’abord, après avoir énuméré les types de maladies que la plante peut soigner de faire des tests d’identification sur les principes actifs des plantes et d’identifier les substances chimiques dirigées vers certaines pathologies. Comme son collègue, il est question d’améliorer l’utilisation de ces plantes. Pour mieux connaître les 164 plantes sur lesquelles elle a travaillé et bien d’autres, elle a émis l’idée de créer à l’Université des Montagnes, un herbarium pour valoriser ces plantes aux vertus thérapeutiques.

Mlle Foutse Yimta qui devient Dr Foutse Yimta a obtenu, après délibération du jury, 72 points sur 100. Mention Assez bien. Les soutenances se sont poursuivi hier à la Faculté de médecine jusqu’en fin d’après midi. Une deuxième vague de soutenance est annoncée à partir de lundi prochain.

Écrit par Christophe Mvondo Vendredi, 20 Février 2009 07:40

http://www.lanouvelleexpression.info/index.php?option=com_content&view=article&id=3810:luniversite-des-montagnes-a-ses-docteurs-en-pharmacie&catid=34:societe&Itemid=54

lundi 16 février 2009

Universite de Douala : Le cours sous l’arbre



A quand des infrastructures dignes de ce nom et en quantité suffisante pour tous le étudiants du Mboa ? A l’université de Douala, il n’est pas rare de voir les profs et les étudiants sous un arbre en train de faire cours ! Même s’il faut tout de même reconnaître qu’il y eu du progrès en matière d’infrastructures à l’université de Douala force est de constater que bien de chose restent à faire. En attendant , que Dieu et la nature soit cléments avec les profs et leur petit troupeau !

Hervé Tamko / 16 février 2009

http://www.mboablog.com/bassa/post/68,bassa/110,qui-suis-je-/4,vie-au-quartier/101,ambiance-generale/3666-le-cours-sous-larbre.html

jeudi 5 février 2009

Yaoundé : Une mini-cité estudiantine ravagée par un incendie


Écrit par Lindovi Ndjio Lundi, 02 Février 2009 08:06

Au total dix personnes en sortent sans abris.
Au milieu d’une foule déconcertée, un petit garçon s’agite, pousse des cris, des pleurs et essaye de se jeter dans les débris de ce qui reste encore de leur maison. Il est retenu par son oncle qui lui tient fermement la main. Malgré son très jeune âge, 3 ans, le garçonnet mesure l’ampleur des dégâts. La chambre qui leur servait de maison, ses parents et lui, tous étudiants, a été complètement consumée par un énorme incendie qui s’est déclaré dans leur cité située en face de la cité universitaire de Ngoa Ekelle. C’était samedi, 31 janvier 2009, peu après 16 H.

Et c’est l’année scolaire de neuf étudiants et un garçonnet qui vient d’être stoppé net. Aucune des quatre chambres de cette cité construite en terre battue, n’a résisté aux affres du feu. Une salle de séjour, une tablette, de la paperasse et quelques pieds de chaussure sont disposés en désordre dans la cour d’une cité voisine. Sur la véranda de l’autre cité, de la paperasse et quelques habits encore en bon état sont versés. C’est pratiquement ce qui a pu être sauvé.

Dans la foule d’étudiants, tous plus ou moins tristes, les sinistrés se reconnaissent par leur mine et leur regard enclin à vouloir sauver éventuellement quelque chose des ruines. “Mon first school leaving certificate, mon ordinary et mon A level, bref, tous mes documents sont partis dans le feu. J’étais à l’université l’année dernière ; j’ai arrêté cette année parce que je n’avais pas assez d’argent, mais je travaillais parce que mon espoir était que je puisse reprendre l’année prochaine. Maintenant, tout est parti dans le feu et je ne sais plus ce que je vais faire” se lamente Oscar Marcelus Bong. Comme lui, un autre n’a plus que ses yeux pour faire le triste constat. Lui qui n’a plus pour seul bien que ce costume qu’il porte et la paperasse qu’il tient en main : “Je faisais les TD et on m’a appelé pour me dire que ma maison en feu ; quand j’arrive, je me rends compte que tout est parti dans le feu ; même l’argent”, raconte-t-il en cherchant déjà à résoudre l’équation du lieu où il va passer cette première nuit qui s’apprête à tomber. Le pauvre peut se réjouir tout simplement d’avoir retrouvé le fils de son frère, ce garçonnet de trois ans qui était porté disparu au début de l’incendie. Alors que son géniteur est revenu ivre, incapable de participer même au sauvetage.

Les causes de l’incendie ne sont pas encore identifiées. “Mes voisins immédiats étaient là ; quelqu’un m’a dit que soit quelqu’un voulait allumer le gaz, je ne sais même plus”, avance Oscar Bong, troublé. Cette même thèse du gaz est évoquée par une voisine qui a participé aux premières actions de secours.

Mais “on a tout simplement constaté qu’il y avait du feu dans la cité voisine, et on s’est organisé pour commencer à éteindre avec les seaux que vous voyez dans les décombres là. On a réussit à sortir des meubles et des documents dans les chambres qui n’étaient pas encore touchées. Quand le toit est tombé, en feu, on ne pouvait plus rien ; on ne pouvait plus que continuer à éteindre le feu, et on a coupé les fils électriques pour éviter que le feu se propage”, témoigne Yannick Sandjong, étudiant.

Selon ce dernier, “les pompiers sont arrivés environs dix minutes après que le toit soit tombé”. A cause des nombreux bouchons dans les rues de la capitale. “Nous sommes partis d’Etoudi, et malgré les sirènes, on n’a pas pu arriver à temps, parce qu’il y avait trop d’embouteillages”, confie furtivement un des pompiers aux reporters, comme pour justifier leur retard. Toujours est-il que quand les secouristes ont pris la relève des voisins, ils se sont rapidement attelés à étouffer les dernières poches de résistance de l’incendie, avant de détruire complètement les derniers pans des murs qui ne représentaient plus qu’un danger pour les passants.

http://lanouvelleexpression.info/index.php?option=com_content&view=article&id=3486:yaounde--une-mini-cite-estudiantine-ravagee-par-un-incendie&catid=45:actualite&Itemid=64

mercredi 4 février 2009

Universiades académiques : Remue-méninges dans la capitale

Des étudiants des universités camerounaises défendent depuis hier à Yaoundé des projets de création d'entreprises.

Les projets retenus lors de la proclamation des résultats jeudi prochain ne seront plus destinés aux bibliothèques et laboratoires des universités comme ceux des trois précédentes éditions. Ils bénéficieront du soutien de 24 parrains qui ne sont autres que les départements ministériels, organismes parapubliques et privés. Lesquels ont déjà acheté les projets qui seront retenus, en fonction de leur domaine de compétence respectif.

Dans leur parrainage, ces derniers s'engagent à "conseiller, faciliter, accompagner, soutenir les équipes candidates pendant et après ces universiades et jusqu'à la création, voire au démarrage de l'entreprise de l'équipe lauréate parrainée", à en croire Mathieu-François Minyono Nkodo, inspecteur général chargé des affaires académiques au ministère de l'Enseignement supérieur et président du comité technique d'organisation qui souligne par ailleurs que ces 4e universiades académiques ont coûté 60 millions de francs pour leur organisation. "Un galop d'essai du système Lmd", dira Jacques Fame Ndongo, ministre de l'Enseignement supérieur.

Sont en lice, les candidats venus des universités de Yaoundé I, Yaoundé II, Buéa, Dschang, Douala et Ngaoundéré, l'on retrouve l'Ecole nationale supérieure des travaux publics. Absente à ce quatrième rendez-vous, la jeune université de Maroua qui, ouverte en janvier dernier seulement, n'a pas pu présenter de candidats, la date limite de recevabilité des candidatures étant échue au moment de l'ouverture de cette institution. La faculté des arts, lettres et sciences humaines de l'université de Yaoundé I vient en tête avec à elle seule treize projets.

Cette compétition rassemble 178 candidats venus de sept institutions universitaires pour 72 projets. Les candidats présentent des projets de création d'entreprises sur treize secteurs thématiques "jugés émergents, pertinents et stratégiques" par le ministère de l'Enseignement supérieur. Entre autres domaines choisis, il y a l'agriculture, la communication, l'énergie, l'entrepreunariat féminin, les sports, le commerce, l'industrie et l'éducation.
Le jury constitué pour la plupart d'enseignants d'universités, évalue les candidats sur l'innovation, l'étude de marché, le plan d'affaires et la condition juridique de leur projet. D'après Mathieu-François Minyono Nkodo, "le référentiel d'évaluation prévoit 60 points pour le projet lui-même et 20 points pour sa défense par le candidat ou le candidats qui le présentent."

Sainclair Mezing

http://www.quotidienmutations.info/fevrier/1233705359.php

Université de Dschang : Il meurt à la veille de son installation officielle

Nommé chef d'antenne de l'université de Dschang à Ebolowa, Dr. Ndoum Mbeyo'o est décédé 3 jours avant son installation.

Toute la communauté de l'université de Dschang était massivement présente à Mekalat-Yevôt par Ebolowa dans la province du Sud, samedi 31janvier 2009. Aux côtés du Pr. Jean Onla, vice-recteur chargé des enseignements, on retrouvait d'autres hautes personnalités de l'institution, tels Mme le secrétaire général, le doyen de la faculté d'agronomie et des sciences agricoles, les vice-doyens des facultés de sciences et des lettres, ainsi que le représentant des étudiants.

Tout ce beau monde pour accompagner à sa dernière demeure un des leurs, le Dr. Ndoum Mbeyo'o, récemment nommé chef de l'antenne pédagogique et scientifique de l'université de Dschang à Ebolowa. Lorsque le recteur Fomethe Anaclet procédait le 19 janvier 2009 à la salle des spectacles, à l'installation officielle de tous les responsables récemment nommés dans son institution, Dr. Ndoum Mbeyo'o qui devait être de la partie et dont le nom a été lu parmi les héros du jour, figurait aux abonnés absents. Et pour cause. L'infortuné était décédé trois jours avant son installation officielle, le 16 janvier 2009, de suite d'une courte maladie.

Né en 1955 à Mefack par Ebolowa, cet enseignant de la faculté d'agronomie et de sciences agricoles de l'université de Dschang aura eu un parcours des remarquable. Après son baccalauréat série C au lycée d'Ebolowa, il entre à l'Ensa de Yaoundé où il en ressort ingénieur agronome, avant d'aller soutenir une thèse de Doctorat à Leiden aux Pays-Bas en sociologie des connaissances endogènes. Recruté en 1992 comme assistant à l'université de Dschang, il avait déjà atteint le grade de chargé des cours, filant tout droit vers le professorat. Il assumait déjà depuis 2008 le poste de chef d'antenne pédagogique et scientifique de l'université de Dschang à Ebolowa d'où il été récemment confirmé par sa nomination officielle.
Il faut dire que cette université de Dschang a perdu en une semaine deux de ses éminents professeurs, puisque le 10 janvier 2009, elle enterrait à Fongo-Tongo par Dschang, le Pr. Tsafack Gilbert, vice-doyen de la faculté des lettres.

François Temkeng Chekou

http://www.quotidienmutations.info/fevrier/1233707007.php

Revendication: Les élites de l’Est Cameroun veulent leur université


Ils le font savoir dans un communiqué fait à Bertoua le 21 Janvier 2009.

Si l’on en croit un communiqué des élites de la Région de l’Est,Les filles et fils de la Région de l'Est-Cameroun exhortent le chef de l’Etat Paul Biya, à créer une Université technologique et minière dans leur Région. Une université qui, indique le communiqué, pourrait avoir une vocation sous-régionale en Afrique centrale. Les élites signataires motivent cette revendication par plusieurs arguments. Elles font remarquer que la Région de l’Est dispose d’un nombre important et d’une diversité des découvertes minières. Elles constatent une intense activité des compagnies minières dans les quatre départements de la Région. Et, relève le communiqué, il existe des clauses contenues dans les différentes conventions liant l'Etat du Cameroun à ces compagnies, clauses relatives aux transferts de technologies, à l'utilisation de la main d'œuvre locale et au développement socio-économique des zones riveraines aux gisements miniers et aux sites d'exploitation. Pourtant, l'impréparation d'une ressource humaine qualifiée dans les métiers de la transformation du bois avant l'exploitation forestière… n'a pas permis la création des industries du bois et le développement de cette Région, demeurée un puisard de matières premières brutes peut-on lire dans le communiqué qui souligne la carence criarde en ressources humaines qualifiées en matières minières. Ainsi que l'urgence de former des personnels hautement qualifiés devant servir dans les industries minières pendant les phases d'exploration, d'installation, d'exploitation et de transformation afin de faire du Cameroun, un véritable pôle d'exploitation, de transformation et d'exportation des produits miniers ainsi que d'autres technologies. Pour elles, il est impératif que chaque camerounais participe activement au développement durable du pays. Ce qui passe nécessairement par une meilleure formation académique et professionnelle. Donc, pour ces élites, le chef de l’Etat et le gouvernement camerounais doivent créer une Université technologique et minière dans la Région de l’Est.


Comme l’Université de Maroua?

Il n’y a certes pas de corrélation directe entre cette sorte de doléance émise par ces « élites » de la Région de l’Est et l’affaire de l’Université de Maroua dont l’école normale supérieure a récemment fait l’actualité à travers une revendication des députés du septentrion qui ont demandé et obtenu un réajustement à la hausse des quotas des candidats à admettre dans cette école. Cette fois-ci, la démarche semble relever de la même logique. Pour rappel, au début des années 1990, précisément lors de la campagne pour la première élection présidentielle multipartite au Cameroun en 1992, l’idée de la création d’un centre universitaire autonome à Maroua trottinait déjà dans les esprits. Le président de la République y était entièrement favorable. Des études avaient d’ailleurs été entreprises. Mais avec l’éclatement de l’Université de Yaoundé en 1993 et la création de six universités d’Etat, les populations de l’Extrême-Nord avaient plutôt été surprises que ce soit Ngaoundéré qui bénéficie d’une université. A Maroua, on avait mal avalé la pilule. Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 1997, Paul Biya revenait sur le sujet dans son discours, comme pour indiquer aux populations de l’Extrême-Nord qu’il ne les avait pas oubliées. Il avait alors parlé des études pour le projet de création… 7 ans après, aucun signal fort. Lors de la campagne présidentielle de 2004, il affirmait : Je crois que Maroua aura son université , justifiant cette décision par « la complicité » [politique] qui existe entre lui et l’Extrême-Nord. La province, considérée comme la plus peuplée du pays, compte au moins six millions d’habitants. Ceux d’entre eux qui sont inscrits sur les listes électorales votent souvent majoritairement pour Paul Biya. Trois ans après, en lieu et place de l’université, le gouvernement proposait l’Ecole normale supérieure de Maroua. L’offre ne fût pas bien accueillie au sein de l’élite de l’Extrême-Nord. En attendant donc l’université, le gouvernement décide finalement de lancer l’école normale supérieure. Là encore, le « Grand Nord » réclame 60 %. Elle obtient mieux, 100% ! Guettant ensuite impatiemment le lancement de son université.

L’affaire de l’université de Maroua semble avoir fait tâche d’huile. Pour les élites d’autres Régions du pays qui entendent faire pareil. A commencer par les fameuses élites de l’Est. Et d’autres sans doute qui produiront des mémorandums allant dans le même sens.

Par Mohamadou Houmfa - 04/02/2009
http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=565

lundi 26 janvier 2009

Au tableau : A l'école des Droits de l'Homme

Le projet annoncé de manière plus qu'officielle par le président de la Commission nationale des Droits de l'Homme et des libertés (Cndhl), Divine Banda, tend à prendre corps. A la faveur de deux semaines d'évaluation des outils visant l'avènement des droits de l'homme dans les programmes scolaires dans l'enseignement secondaire, le personnel et les membres de la Cndhl, enseignants, inspecteurs de pédagogie et manageurs des départements ministériels en charge du secteur de l'éducation ont examiné la perspective et envisagé les ajustements nécessaires. Cette question déjà inscrite au menu des échanges de la session du Cndhl, le 05 octobre 2007 à Yaoundé, est relative à l'exercice des Droits de l'Homme et des libertés au Cameroun.

Un pays où, contingences sociales et politiques obligent, les citoyens "oublient" facilement de s'inscrire sur les listes électorales, lorsqu'ils ne se spécialisent pas pour certains d'entre eux, dans les braquages et agressions. Des faits sociaux qui, pour les Nations unies doivent faire l'objet d'une prévention. Cette volonté de se prémunir, passe par l'éducation. Une instruction des masses dont la première étape est en cours à travers les séances expérimentales prévues pour cette année 2009 à travers des établissements témoins. L'introduction dans les programmes scolaires, des enseignements sur les droits de l'homme. C'est ainsi qu'au plan technique, le programme décliné a été validé. La Cndhl a ainsi proposé et acquis l'adhésion des autorités camerounaises pour la mise en œuvre définitive de ces enseignements qui exigent comme nous le soulignions plus haut de nouvelles habitudes.

Et ces pour cette raison que la communauté internationale à travers nombre de missions diplomatiques représentées à Yaoundé, la capitale du Cameroun, a encouragé la mise en œuvre de ce projet présenté comme participant à la réalisation citoyenne des Camerounais de demain. A cet effet, les ambassadeurs des pays de la sous région d'Afrique centrale étaient réunis au mois d'avril 2008 à Yaoundé, autour des responsables du Centre des Nations unies pour les droits de l'homme et la démocratie en Afrique centrale (Cnudhl) pour baliser les actions de promotion et de protection des droits de l'homme jusqu'en 2009. Pour parvenir aux résultats escomptés, ainsi que l'ont alors souligné les diplomates réunis en terre camerounaise, l'éducation en matière de Droits de l'Homme ne saurait se limiter aux seuls enfants qui sont des acteurs plus ou moins passifs.

Comme le souligne avec force la représentante régionale du Cnudhl, Marie-Hélène Petrus-Barry, l'éducation aux Droits de l'Homme entant qu'exigence, implique le renforcement des capacités des organismes nationaux en matière des droits de l'homme et des libertés. Pour ce faire, les ambassadeurs des pays de la sous région avaient été unanimes sur la nécessité d'intensifier les programmes pour le renforcement des capacités des catégories sociales, à l'instar des parlementaires et des magistrats, en matière de protection de la démocratie et des droits de l'Homme. S'il est vrai comme l'aura rappelé le thème de la célébration des 60 ans de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme que "tout le monde est égal en droits et que tout le monde a accès à la justice dont on doit s'assurer qu'elle est effectivement mise en œuvre". Si de ce point de vue, l'institution scolaire peut être un ferment en faveur de la culture des droits de l'homme, il urge pour la société camerounaise si peu soucieuse, d'entrer à l'école des droits de l'homme.

Par Léger Ntiga

http://www.quotidienmutations.info/janvier/1232939937.php

Sécurité alimentaire : Une nouvelle licence ouvre ses portes à l'Iut


La filière Hygiène et Salubrité alimentaire offre la possibilité aux étudiants de poursuivre leurs études en norme agroalimentaire.
Une autre opportunité vient de s'ouvrir pour certains étudiants titulaires du Diplôme universitaire de Technologie (Dut), du Brevet de Technicien supérieur (Bts) et de licence en biochimie ou biologie animale qui s'intéressent à l'agroalimentaire. La licence de technologie en norme agroalimentaire a été officiellement lancée lundi dernier, 12 janvier 2009 à l'amphithéâtre 200 de l'Institut universitaire de technologie (Iut) de Douala devant de nombreux étudiants visiblement heureux.

La spécialité Hygiène et Sécurité des Aliments concerne l'ensemble des activités relatives à la production, l'utilisation, la maîtrise et la gestion de l'énergie dans l'agroalimentaire tout en prenant en compte les protections liées à la protection de l'environnement. Tout ceci dans un programme de 600 heures de cours et de onze unités de valeur parmi lesquelles l'application des notions de chimie alimentaire dans la surveillance des opérations et des installations alimentaires, la participation à la coordination des opérations de maintenance au regard de l'hygiène et de la salubrité, l'optimisation des opérations et des installations de production en fonction de l'hygiène et de la salubrité et surtout la réalisation des activités relatives aux systèmes de production agroalimentaire, qui totalise à elle seule 115 heures de cours.

Après une formation en norme de qualité en Hsa, l'étudiant est soumis à deux options. Soit, il poursuit ses études dans une école normale, d'ingénierie, de commerce, ou de formation professionnelle, soit il prend le chemin de l'entreprise dans les secteurs d'industries chimiques ou de l'agroalimentaire. Cependant, l'étudiant peut aussi se retrouver dans les bureaux de normalisation ou d'études et d'expertise, dans le secteur du froid industriel et de la climatisation, dans le secteur thermique industriel ou encore le secteur de l'énergie et enfin dans un organisme de protection de l'environnement. La filière Hsa qui fait partie du département Génie thermique et énergie (Gte) de l'Iut naît de la forte demande qu'expriment les entreprises à avoir des techniciens qualifiés.

Pour cette première promotion de licence, on dénombre 24 étudiants dont six filles et dix-huit garçons.
Pour Gérard Emani, délégué des étudiants, les enjeux sont multiples: "soutenir le développement du secteur privé agroalimentaire au Cameroun et améliorer la santé des populations par le contrôle et l'amélioration de l'hygiène et salubrité des aliments qu'elles consomment". La présence de la licence en norme de qualité agro-industrielle vient d'un partenariat qui dure depuis trois ans entre l'Institut universitaire de Technologie (Iut) de Douala et le Collège d'enseignement général et professionnel (Cegep) des Trois Rivières de Québec au Canada.

Wilfried Joël Tankeu (Stagiaire)

http://www.quotidienmutations.info/janvier/1232936749.php

Conférences : Des enseignants français à l'assaut de l'Iai


Pascal Frion et Michel Sintex viennent d'y tenir une série de conférences.
L'Institut africain d'informatique (Iai), représentation de Yaoundé, vient d'accueillir tour à tour deux enseignants de l'université d'Angers en France. Le 14 janvier dernier, c'était autour de Pascal Frion d'entretenir les étudiants sur "L'intelligence économique à l'ère de l'information". Dans un échange tenu en plein air aux allures d'un cours magistral, l'interlocuteur a montré à l'assistance comment capitaliser le flux d'informations obtenu à partir des journaux et de l'Internet au profit d'une entreprise. Une semaine après lui, son compatriote et collègue Michel Sintex débarquait au Cameroun à l'invitation de l'Iai. Deux communications ont ponctué le séjour de ce dernier en territoire camerounais. Au campus de l'Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) et à l'Institut supérieur de formation aux métiers des télécommunications, de l'innovation technologique, de commerce et de gestion (Iftic-sup), l'expert a entretenu son auditoire sur "Créativité technologique" et "Comment manager?".

A entendre les principaux bénéficiaires, ces conférences constituent un plus dans le programme de formation. "En ce qui concerne la créativité, nous plaignons toujours de problème de moyens. Ces conférences nous ont permis de comprendre qu'il faut toujours partir de certaines idées, s'assurer qu'elles sont pertinentes avant de trouver les moyens pour les soumettre aux autorités compétentes", lance Joseph Okala, étudiant en 3e année maintenance. Ses camarades ne diront pas le contraire. "Nous constatons que l'idée que nous pouvons nourrir est que sommeille en nous cette capacité à pouvoir créer. Nous dormons sur ce que nous créons. Tout est disponible en nous pour la réussite.

Pour bien manager, il faut une bonne communication au sein de l'entreprise. En plus, il faut étudier l'environnement", ajoute Natacha Awoulou, étudiante en 3e année maintenance micro informatique. Alchie Nkaya, étudiant d'origine congolaise en 3e année maintenance réseaux, déclarent que ces échanges ont permis de comprendre qu'"il faut ressortir l'énergie que nous avons en nous pour produire quelque chose de concret. Comment être en contact avec l'intérieur et l'extérieur de l'entreprise." "La gestion d'une entreprise implique la créativité, une bonne utilisation des ressources humaines et une bonne communication autour de trois aspects fondamentaux que sont l'homme, l'objectif et le chemin pour l'innovation", conclut Estelle Maffouo, étudiante en 3e année maintenance micro informatique et réseaux.

Sainclair Mezing

http://www.quotidienmutations.info/janvier/1232934956.php

Bob Ngamoe : Les universités d'Etat ne peuvent pas accueillir tous les jeunes

Promoteur de l'Institut supérieur de management, il donne les
raisons de l'ouverture d'une licence post Bts dans son établissement.

Quelles sont les raisons qui vous ont amené à mettre sur pied une licence professionnelle ?
Cela fait deux ans que la licence professionnelle fonctionne à l'Institut supérieur de management (isma). Les raisons sont nombreuses. Déjà, ça fait de nombreuses années que nous formons des jeunes à obtenir des diplômes. Ils sont très nombreux qui ont des diplômes d'une équivalence de Baccalauréat+2. Et les universités d'Etat ne peuvent pas les absorber tous. Depuis plusieurs années, ces jeunes diplômés souhaitent poursuivre leurs études. 0ù vont-ils les poursuivre? Est-ce que, c'est toujours à l'étranger? D'ailleurs, combien de jeunes sortent du Cameroun pour aller poursuivre leurs études à l'extérieur? Donc, nous avons demandé au ministère de l'Enseignement supérieur qui assure la tutelle de ce que nous faisons. Nous avons demandé de nous encadrer afin que les instituts privés de l'Enseignement supérieur puissent pour certaines qui bénéficient déjà d'une certaine ancienneté et d'une certaine reconnaissance en terme de réputation qu'ils puissent offrir cette formation de licence professionnelle.

Quelles sont les filières concernées par cette licence ?
Isma offre dix spécialités en licence professionnelle. En informatique, nous avons génie logiciel, réseau et multimédia. Nous avons également publicité, contrôle, audit, gestion de la qualité, transport et logistique. En marketing, il y a deux spécialités: marketing manager opérationnel, et gestion des ressources humaines. Et en banque, conseiller gestionnaire de la clientèle l'unique spécialisation que nous mettons à la disposition des étudiants.

Quel parchemin obtient l'étudiant à la fin de sa formation ?
Je tiens à vous assurer que toute la formation est encadrée par l'Université de Dschang. Et c'est cette université d'Etat qui délivre les diplômes de Licence professionnelle. Isma a en charge la conception des programmes, et réunit toutes les ressources nécessaires. C'est-à-dire, les compétences nécessaires pour pouvoir mener à bien une telle formation. Je profite du soutien de nos collègues français, canadiens et allemands pour renforcer notre corps enseignant.

Quelles sont les opportunités qui s’offrent aux diplômés à la fin de leur formation?
Pour le moment, je ne peux pas dire que nous avons bouclé les partenariats avec les universités canadiennes ou françaises. Non, il s'agit des liens entre le promoteur de Isma et ses collègues enseignants des universités étrangères. Lorsqu'ils viennent, c'est pour mettre sur pied des programmes. Mais dès l'année prochaine, nous espérons que grâce à ce partenariat, nous allons mettre sur pied une Licence en gestion doublée d'un Master en gestion et administration des entreprises.

Propos recueillis par S.T

http://www.quotidienmutations.info/janvier/1232936854.php

Histoire-Géographie : Développer l'esprit d'initiative

C'est le pari des concepteurs de cet ouvrage en direction des élèves du CE1.

Ce qui frappe d'emblée à l'observation de cet ouvrage c'est sa qualité. Elle frappe par l'harmonie des couleurs. Couleurs surtout vives qui doivent faire le plaisir des enfants du CE1 à qui est destiné ce livre de Géographie-histoire de 82 pages.
Un livre qui se propose entre autres de "transmettre des savoirs et des savoirs-faire utiles et concrets par l'association intime de la théorie et de la pratique". Et pour ce faire, les concepteurs l'ont organisé "pour développer chez l'élève une saine curiosité, l'esprit d'initiative, une aptitude à établir des relations entre le milieu non vivant et les êtres vivants, l'esprit d'analyse et de synthèse, le sens de l'objectivité".

C'est pourquoi la structuration a pris le parti de coucher chaque chapitre sur deux pages avec un découpage à cinq temps en plus des objectifs pédagogiques de la leçon. Il y a ainsi l'observation, la recherche, la mémorisation, le résumé et les exercices. L'observation s'appuie sur des illustrations qui peuvent être des photos ou des caricatures. La recherche repose sur un ensemble de questions qui portent évidemment sur la leçon. A la rubrique "J'apprends", l'enfant est invité au moyen de définitions à maîtriser de nouvelles terminologies Quand "Je résume" pose des questions à gauche pour mieux y répondre à droite. A "Je m'exerce et j'approfondis", l'élève, au moyen d'activités d'évaluation, de déduction et de pronostic, approfondit les nouvelles connaissances acquises par l'élève et le préparer à en acquérir d'autres.

Le volume pour chaque discipline comporte trois évaluations qui marquent la fin d'une partie ou de plusieurs relatives au même thème. Il y est question de permettre à l'enseignant d'évaluer les connaissances inscrites au programme. Ce qui contribue à remédier aux insuffisances des apprenants. Aussi, ces évaluations peuvent contribuer à montrer les relations entre la géographie et l'histoire et les autres disciplines scolaires.
Au bout du compte, c'est tout cela qui permet au présent manuel de postuler à une nouvelle approche de l'enseignement qui préconise de faire acquérir à l'élève des savoirs, des savoirs-faire et des savoirs-être par sa propre activité. L'enseignant n'étant que le guide.

Parfait Tabapsi

http://www.quotidienmutations.info/janvier/1232936527.php

Formation : Les étudiants se bousculent pour les licences post Bts

Plusieurs instituts privés ont ouvert des filières professionnelles afin de permettre aux diplômés de s'arrimer au système Lmd.

Avec l'entrée en application du système Licence, Master, Doctorat (Lmd) dans l'Enseignement supérieur au Cameroun, plusieurs instituts universitaires privés qui encadraient jusqu'ici les étudiants pour l'obtention du Brevet de technicien supérieur (Bts) ont ouvert des filières professionnelles pour une formation en licence. Plusieurs structures privées dans la capitale économique offrent ainsi aux diplômés des Bts, l'opportunité de continuer leurs études. De ce fait, ces candidats ne sont plus laissés pour compte dans le nouveau système éducatif de l'Enseignement supérieur. "Comme son nom l'indique, les licences professionnelles visent à une professionnalisation des étudiants. Avec son obtention, l'étudiant est plus apte à un métier. Si nous avons ouvert des filières en licence professionnelle dans notre institut, c'est pour nous arrimer au système Lmd", a confié Marie Boveng Dongmo, chargé de communication à l'Institut supérieur des technologies et du design industriel (Istdi).

Par ailleurs, un responsable de l'Ecole supérieure de gestion (Esg) indique que l'ouverture d’une licence post Bts va permettre à l'étudiant d'acquérir les bases d'une pré-spécialisation grâce aux enseignements optionnels proposés. Cette licence professionnelle vise à "former les futurs responsables opérationnels du secteur de la banque et de l'assurance capables de concevoir et de conduire les projets guidant la clientèle", poursuit-il. " Je suis revenue faire la licence professionnelle parce que l'Istdi me permet de continuer ", confie Kouenou, étudiante à l'Esg. Ces instituts universitaires privés offrent des licences post Bts dans des filières précises. A l'école, il s'agit des filières bois, technologie et industrie. Notamment, en génie civil et maintenance après vente automobile; des systèmes industriels et en génie informatique.

Filières
Par ailleurs, le complexe universitaire Esg-Ista offre en partenariat avec les universités de Montpellier et de Haute Alsace en France, une licence professionnelle en Commerce et vente en Banque et Assurance. Alors que l'Institut supérieur professeurs réunis (Ispr) offre à ses étudiants des licences professionnelles en marketing et commerce, et en Gestion des petites et moyennes organisations. Selon les responsables de ces instituts universitaires, l'accès à la formation se fait soit sur examen de dossiers, soit sur test de sélection. Les conditions d'admission sont multiples et varient selon les structures universitaires. Entre autres, il faut être titulaire d'un diplôme de niveau Baccalauréat +2 (Bts, Diplôme d'étude universitaire générale, Diplôme universitaire de technologie), un certificat médical délivré par un médecin. Toutes les écoles de formation qui ont choisi d'offrir à leurs apprenants des licences post Bts sont en partenariat avec les universités d’Etat existantes, selon l’orientation du Minsup.

"L'ouverture d'une licence professionnelle au sein des instituts privés suppose que vous êtes parrainés par une université d'Etat et que les infrastructures sont adéquates", a indiqué Marie Boveng Dongmo. Mais ce partenariat n'entraîne pas une main mise sur les programmes de ces instituts universitaires. Tout au long de l'année que dure la formation, les étudiants sont évalués par une série d'examens internes, notamment, les contrôles continus, les travaux dirigés et les examens de fin de semestre. Au sortir de la formation, tous les étudiants qui ont réussi les différentes évaluations sortent nantis d'une Licence professionnelle. Laquelle est délivrée par l'Université tutelle. Mais l'étudiant après l'obtention de son diplôme peut, selon la spécialisation choisie, continuer en cycle Master ou cycle ingénieur. Précisément les étudiants en filière bois de l'Isdti ont l'opportunité de poursuivre leurs études à l'école supérieure de bois à Nantes. Par ailleurs, ceux ayant choisi les spécialisations commerce, banque et assurances peuvent continuer dans les universités partenaires de l'Esg Montpellier et Haute Alsace en France. D'autres bénéficient des stages en entreprise locale.

Sandrine Tonlio

http://www.quotidienmutations.info/janvier/1232936933.php

jeudi 22 janvier 2009

Ens Maroua : Fame Ndongo compte sur la solidarité africaine

A propos du logement des étudiants.
“ Excellence, Monsieur le ministre de l’Enseignement supérieur. Depuis quelque temps, les loyers augmentent dans la ville de Maroua. Des étudiants affluent. Dans les agences de voyages, des nattes sont étalées et sur ces nattes, reposent des étudiants sans abris. Comment entendez-vous résoudre ce problème ? ”. A un autre confrère d’une presse écrite d’ajouter : “ Je reviens sur la même question. La rentrée académique a eu lieu hier. Et jusqu’ici, plusieurs étudiants restent toujours sans logement. Pensez vous vraiment que ceux-là puissent bien démarrer leur année ? ” Un autre confrère d’un organe officiel s’est soucié du sort de ces étudiants quant on sait que le gouvernement traîne toujours le pas quand il s’agit de recruter. “ Excellence, monsieur le ministre.

Qu’allez vous faire de tous ces étudiants à leur sortie ? Seront-il intégrés, car nous savons que l’intégration est un véritable serpent de mer au Cameroun ? ”

C’est au cours d’un point de presse de Jacques Fame Ndongo, vendredi, dans un hôtel de Maroua, que toutes ces questions ont été posées. Le ministre de l’Enseignement supérieur qui compte beaucoup sur la solidarité africaine se base sur les promesses faites par certains ressortissants du sud. “ Il y a des ressortissants du grand sud qui m’ont dit qu’ils hébergeaient chacun 10 étudiants. C’est pour dire qu’il y a des familles qui ont vraiment accueilli les étudiants. Je crois que nous avons perdu la solidarité africaine qui veut que quand on arrive dans une ville, les familles présentes doivent accueillir les nouveaux. Je sais que personne ne dort à la belle étoile. Et s’il y en a qui passent des nuits comme vous le soutenez dans des agences de voyages, vous ferez mieux de les orienter vers le comité d’accueil qui a été mis sur place. Et d’ailleurs, j’instruis au directeur du centre des œuvres universitaires d’aller au sortir de cette salle de vérifier ces cas. Si, sur les 7000 étudiants il y a deux qui ne sont pas logés, c’est epsilon. Les étudiants qui seront formés dans cette école seront tous intégrés à la sortie. Le gouvernement n’éprouve aucune difficulté à les intégrer comme vous le pensez. ” après cette série de questions relatives au logement des étudiants, deux autres questions ont été posées sur la date d’arrêt des cours pour cette année académique spéciale qui commence en janvier. Sur la question de la durée de l’année académique, ” Pour ce qui est de l’année académique de l’Ecole normale supérieure de Maroua, je puis vous dire que le temps perdu sera rattrapé. Il n’ y aura pas de grande vacance encore moins de congés de Pâques. D’ici octobre, les deux semestres seront achevés ”, conclut Jacques Fame Ndongo, tout souriant.


Pour calmer les étudiants qui estiment que les choses se sont faites au force, le ministre confirme que la bibliothèque sera bientôt opérationnelle et que le 11 février prochain, les étudiants de cette Ens défileront avec une fanfare et des majorettes.

Écrit par Oscarine Mbozo’a

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