Campus mort à Buea et à Dschang; grève partiellement suivie à Yaoundé et Douala. Malgré des concertations ça et là avec les enseignants pour désamorcer le mouvement.
Université de Yaoundé II hier ce 10 novembre 2008. Il est 14h. L’entrée de l’institution et la cour grouillent de monde, mais il règne un calme plat sur le campus. Un véhicule arrive à vive allure et gare. De nombreux étudiants accourent vers une salle de classe.
“On a un cours sur la finance, et on n’entre pas après l’enseignant”,
lance un étudiant de la faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp). Selon un autre, de la faculté des sciences économiques et de gestion (Fseg), “nous avons fait deux cours depuis ce matin ; on attend le dernier cours dans quelques instants. Et depuis le matin, on n’a pas l’impression qu’il y a grève”. Le mot d’ordre de grève annoncé par le Syndicats national des enseignants du supérieur (Synes) qui devrait prendre effet dès ce jour n’a pas été respecté ici.
A Yaoundé I, le décor était légèrement différent à la mi-journée. Par petits groupes, les étudiants sont éparpillés dans la cour, sous les arbres et dans des salles de classe. Certes, il y a peu d’enseignants dans les salles de cours, mais la situation n’est pas toujours à mettre à l’actif des syndicalistes. Ici, il y a confusion entre le retard accusé dans le lancement de la nouvelle année académique et le respect de l’appel à la grève du Synes “depuis le matin, je n’ai pas l’impression qu’il n’y a pas grève”, témoigne un étudiant de première année, Lettres bilingues. C’est une situation presque générale dans les deux facultés que compte la mère des universités. Mais les étudiants de deuxième année espagnol attendent depuis 12h, d’assister à leur premier cours de l’année, et “jusqu’à présent (13h), l’enseignant n’est pas encore arrivé ; on ne sait pas s’il est en grève”, avoue Eric. Cas similaire en deuxième année science de la terre (St). Dans l’ensemble, c’est la faculté des lettres qui semble avoir mieux boycotté le mot d’ordre de grève.
Certes, les enseignants sont unanimes que les revendications sont fondées, mais la méthode et l’opportunité ne sont partagées. Selon Mathias Eric Owona Nguini, enseignant à l’université de Yaoundé II, “les revendications vont au-delà des salaires et il y a des problèmes plus importants”. Pour un de ses collègues de la Fseg, “la meilleure grève pour un enseignant c’est de bien faire son travail. Et puis, il faut que l’enseignant présente d’abord son bilan ; qu’on évalue le travail fait par chacun d’entre nous ; on verra qu’il n’y a aucune différence entre la période où on fait cours et celle de grève”. Pour cet économiste “70% des jeunes formés dans nos universités chôment parce qu’ils sont mal formés”.
Un autre enseignant de l’université de Yaoundé I pense que “le Synes ne peut pas intimer à des enseignants qui ne sont pas ses membres d’arrêter les cours ; et puis, la seule université de Yaoundé I compte quatre syndicats qui luttent pour la même cause. Qui va-t-on suivre ?”. Cet avocat des étudiants rappelle qu’“il y a les parents qui se saignent pour envoyer leurs enfants à l’école. Pourquoi doit-on sacrifier ces enfants ?”.
En cette mi-journée, dans une salle de la faculté des sciences qui leur sert de base, une quinzaine de membres du Synes sont réunis et évoquent la situation. Bientôt, arrive Innocent Futcha. Le secrétaire général du mouvement fait le point de la situation sur le terrain. En résumé, “Buéa a répondu à 100%, trois ou quatre cours ont été faits à Ngaoundéré, 99,99% des enseignants ont suivi le mouvement à Dschang, et les étudiants sont en train de déserter le campus”. Et que “une trentaine d’enseignants ont répondu à Douala, parce qu’ils n’étaient pas informés”.
Le ministre de l’Enseignement supérieur était ici en matinée pour s’enquérir de la situation. “Il a constaté que les cours se déroulent normalement”, affirme un responsable de la Falsh. Alors qu’au Synes, on croit que Jacques Fame Ndongo est venu “intimider les enseignants”. On apprend également que le Minesup a appelé personnellement les responsables des universités pour donner la conduite à suivre.
Écrit par Lindovi Ndjio (Stagiaire)
http://www.lanouvelleexpression.info
mardi 11 novembre 2008
Raymond Ebale : Les universitaires camerounais entre victimisation et culpabilité
L’historien en économie analyse la déchéance de l’élite intellectuelle et propose de solutions pour sortir du « cercle vicieux ».
Méprisés, rejetés, manipulés, assujettis, utilisés, infantilisés, incompris et finalement réduits à rien du tout, tel est sans complaisance l’image qu’offrent les universitaires de la présente République du Cameroun. Un tableau qui donnerait sûrement à sourire, mais alors un sourire qui se voudra jaune, si l’on tient compte des conséquences de ce triste tableau sur la destinée de notre pays.
Pour cela essayons tout d’abord de voir comment se définie un universitaire. D’après le dictionnaire français, le terme universitaire renvoie d’abord à ce qui est relatif à l’université, à ce qui relève de l’enseignement supérieur. Ensuite il désigne toute personne qui est membre de l’université.
Mais s’il faille aller plus loin, nous dirons que l’universitaire n’est pas seulement celui qui a atteint ce sommet de la connaissance. Il est également celui qui a accumulé un savoir unique dans un domaine précis de la vie – c’est l’objet d’une thèse de doctorat – et dans lequel il détient une expertise unique. A ce stade, l’universitaire devient aussi un chercheur, capable de produire des résultats. Des exemples (hélas en voie de disparition) abondent dans notre pays d’universitaires de renom qui ont fait des preuves. Je m’arrête à quelques noms : Chuijang Pouemi et Georges Ngango en économie, Joseph Marie Essomba et Engelbert Mveng en histoire et archéologie, François Mbomé en droit, Jean Marc Ela en sociologie, Hogbe Nlend en mathématiques, Eno Belinga en géologie etc.
Les universitaires sont de la sorte considérés comme l’élite intellectuelle d’un pays, à côté, selon la classification sociologique, des élites technocratiques, de propriété, traditionnelles, charismatiques, idéologiques ou symboliques. Guy Rocher définit l’élite comme « les personnes ou les groupes qui, par suite du pouvoir qu’ils détiennent ou de l’influence qu’ils exercent, contribuent à l’action historique d’une collectivité, soit par les décisions qu’ils prennent, soit par les idées, les sentiments ou les émotions qu’ils expriment ou qu’ils symbolisent » . Aussi pouvons nous dire que tout comme le sont les généraux dans les forces armées, les universitaires forment la primeur de la connaissance et de la pensée intellectuelle d’une société. Toute la symbolique de leur mission n’est-elle pas bien exprimée dans la définition précédente ?
Voilà pourquoi de tout temps, cette catégorie d’hommes et de femmes a toujours fait l’objet d’une attention particulière de la part des Etats et des gouvernements qui se respectent et d’une reconnaissance singulière de la part de la société qui les accueille. Car de tout temps, l’université (ou l’enseignement supérieur) est toujours apparue comme le poumon de tout pays véritablement jouer un rôle sur l’échiquier international. En effet c’est ici que partent toutes les innovations, scientifiques, technologiques, philosophiques, cognitives…dont se sert la société pour muter, se développer et s’épanouir. Voilà pourquoi on a coutume de dire que si vous voulez réellement connaître le niveau socio-mental d’un pays, allez d’abord visiter son université. Voilà aussi pourquoi les mercenaires internationaux que sont les institutions financières internationales travaillent à étouffer le développement des universités africaines au profit du soit disant enseignement de base qui absorbent actuellement l’essentiel des financements affectés à l’éducation dans nos pays. Car ils savent qu’un enseignement supérieur fort est synonyme d’universitaires forts et donc moins d’assistants techniques et de coopérants. Si nos gouvernements pouvaient le comprendre.
A l’exemple du Président Abdoulaye Wade du Sénégal qui, quelque temps après sa prise de pouvoir décida de revisiter le statut des universitaires de son pays (à la suite de celui des ministres), en améliorant leurs émoluments. Le salaire minimal d’un universitaire sénégalais est ainsi de 600 000 Fcfa pour un débutant et au delà de 1 000 000 Fcfa pour les plus anciens. Ces montants varient entre 800 000 Fcfa et 1 200 000 Fcfa dans les pays comme le Rwanda, le Gabon ou le Malawi. A l’exemple également du Cameroun d’avant la réforme universitaire de 1993, période au cours de laquelle les universitaires de notre pays étaient fort épanouis et ont magnifiquement contribué à la formation de milliers de cadres qui font aujourd’hui la force de plus de plusieurs administrations. L’auteur de cette réflexion est un pur produit de cette école là. D’autres exemples abondent cependant ailleurs. Qui pourraient s’évaluer sur le strict plan infrastructurel, c’est-à-dire des moyens mis à la disposition des universitaires pour exercer pleinement leur profession et apporter à leur société des réponses concrètes à son épanouissement. C’est le rôle que joue par exemple en France le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS), véritable laboratoire où se façonne toute la pensée théorique et pratique de la société française et où beaucoup d’entre nous sont également allés s’abreuver.
Comme semble le perpétuer une certaine mentalité camerounaise dans ce débat, les avantages consentis aux universitaires ne sont nullement offerts pour pérenniser le pouvoir en place ou entretenir les réunions politiques du parti dominant au village, mais uniquement compte du rôle qu’ils jouent dans le rayonnement national et international de leur nation. En effet c’est eux qui forment les cadres supérieurs dans les universités et les grandes écoles, apportent leur expertise dans les grands dossiers de la nation et honorent leur pays à l’extérieur. Vous êtes simplement sans ignorer que les intellectuels sénégalais sont actuellement les plus côtés de l’Afrique noire sur la scène internationale. Et que sur le récent classement des 100 premières universités africaines, aucune université camerounaise n’a été citée ! Même pas l’université de Buea dont on nous vente si souvent les mérites.
Comment en sommes nous arrivés là, serait tenté de s’interroger le profane ? Je répondrais tout simplement que c’est par une conjonction de plusieurs facteurs que je vais essayer de décrypter dans les lignes qui suivent. Ces facteurs, à mon humble observation, sont essentiellement de quatre ordres :
- conjoncturel
- éthique
- politique
- comportemental
Le facteur conjoncturel fait appel à la situation économique que connaît le Cameroun depuis la fin des années quatre vingt et caractérisée par une profonde crise de croissance. Et comme toutes les catégories socio professionnelles du pays, les universitaires n’ont pas échappé aux conséquences de cette crise. Ils ont également vu leur pouvoir d’achat diminué de manière dramatique. Entre la double baisse des salaires du début des années 90 et leur reversement à la fonction publique au même titre que le fonctionnaire lamda, ce corps d’élite a dangereusement été amoindri. Atteint matériellement et physiquement dans sa chair, l’universitaire ne pouvait qu’être ébranlé psychologiquement, et ce fut là le véritable début de sa déchéance, y compris la déchéance morale qui va se renforcer par les considérations d’ordre éthique.
L’ordre éthique se rapporte aux valeurs et plus précisément aux valeurs qui dictent la société camerounaise depuis que le culte de l’argent s’est érigé en norme. Ce culte est né à la faveur de la crise économique qui a fait apparaître une nouvelle race : les nouveaux riches. Il y eut d’abord eu les ‘‘feymen’’, et ensuite les détourneurs de fonds publics. Cette race, qui se recrute à tous les niveaux de la classe sociale, a si bien occupé le terrain camerounais qu’elle est finalement devenue le modèle à suivre. Influençant les décisions aussi bien à l’échelon élevé du pouvoir que celui du simple petit village de leur origine, ces ‘‘élites’’ ont réussi par cristalliser l’attention sur eux au point d’éclipser complètement les intellectuels parmi lesquels les universitaires. Ces derniers, en situation d’infériorité matérielle et financière devant des populations le plus souvent affamées, se sont alors retrouvés dans une situation où les idées seules ne pouvaient se vendre. Conséquence : ce sont ces médiocres qui sont de plus en plus au centre des décisions importantes de notre pays et de nos régions. D’où cette inertie et cette incompétence tant décriées qui maintiennent toujours le Cameroun dans les abîmes des ténèbres.
La solution aurait pu être d’asseoir une véritable volonté politique de redorer le blason des intellectuels. Mais hélas, cette volonté tarde toujours à se manifester au Cameroun. Et c’est là que je situe le troisième facteur qui rame à contre courant de la reconsidération de la condition des universitaires. Tout le monde sait que dans notre pays, la volonté politique relève exclusivement du pouvoir exécutif et plus précisément du président de la République. Mais malgré les quelques luttes entreprises pars les syndicats de l’enseignement supérieur notamment le Synes et depuis que les promesses ont été faites, les universitaires camerounais attendent toujours un signe d’Etoudi. Ce silence pour lequel chacun peut donner sa propre interprétation dispose pourtant d’une petite lueur qui, si elle vient à briller franchement, sonnera peut-être la réconciliation et l’espoir en attendant les ‘‘vraies choses’’ Il s’agit de l’annoncé mais jamais tenu Conseil de l’enseignement supérieur, dont un Secrétaire permanent occupe pourtant le poste depuis l’année 2004 en la personne du philosophe Guillaume Bwele. Cette institution, l’équivalente chez les universitaires du Haut conseil de la magistrature chez les magistrats, a jadis constitué le cadre où l’ensemble des problèmes relatifs aux universités et aux universitaires étaient débattus et solutionnés. Ce conseil ne s’est plus réuni depuis 1982 ! Oublie politique ou volonté politique ? That is the question.
Mais dans la mesure où dans les centres de l’exécutif trônent de nombreux universitaires, comment comprendre que ceux-ci n’arrivent pas à infléchir une situation qui concerne leur propre devenir, victimes qu’ils le sont souvent à la fin de leurs mandats ?
Cette interrogation nous amène à évoquer le quatrième et dernier facteur qui concoure à la déchéance des universitaires au Cameroun : le facteur comportemental.
On a coutume de dire que nul ne peut se targuer de sa propre turpitude. Car il s’agit en fait d’accepter l’évidence que ce qui arrive aux universitaires camerounais aujourd’hui est en quelque sorte le produit de leur propre volonté auto entretenue. Et il en sera ainsi tant que ceux-ci n’opérerons pas une véritable révolution mentale pour revenir aux sentiments nobles de l’universitaire avec tout ce qu’il a de dignité, de respect, d’éthique, de moralité et de responsabilité.
C’est ici que nous voulons évoquer la victimisation et la culpabilité chez ce corps d’élite du Cameroun. Car c’est à ces deux sentiments que les trois facteurs précédemment décrits ont fini par les conduire sur le plan comportemental. Les universitaires camerounais se sentent en effet victimes et coupables à la fois.
Victimes, car convaincus qu’ils sont l’objet d’un complot de la part d’un système qui les méprise et les rejette. Alors question : à qui la faute ?
Coupables car, à notre avis, étant bien conscient de leur indispensabilité pour le pays, ils sont en doute vis-à-vis d’eux-mêmes par rapport à leur incapacité à gérer le petit espace vital qui leur a été concédé par le pouvoir camerounais à savoir le ministère de l’Enseignement supérieur et ses annexes que sont les universités et les grandes écoles.
En effet, à la faveur de la réforme universitaire de 1993, il a bien plu au chef de l’Etat de confier la gestion de ce stratégique département ministériel aux universitaires eux-mêmes. Mais depuis cette date, alors qu’on attendait un certain rehaussement de l’université et de son corps d’élite, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit jusqu’à ce jour. Non seulement les universités sont au plus mal, mais les universitaires continuent de voir leurs conditions de vie et de travail se détériorer dangereusement alors que les budgets consentis à cet effet augmentent d’année en année. Comment donc expliquer cette douloureuse contradiction ? Gestion académique, financière, matérielle et humaine calamiteuses, vision complètement obscurcie, véritables roitelets à la tête de petits ‘‘empires’’, les universitaires responsables des structures universitaires sont devenus plus que des bourreaux pour leur propre espace d’épanouissement au nom d’hypothétiques ambitions qui, lorsqu’elles ne sont pas bassement politiques, se réduisent le plus souvent au ventre ! Ce constat peut faire l’objet ici d’un vaste développement que nous préférons épargner au lecteur. Peut-être à d’autres occasions y reviendrons nous.
De même pour ceux qui sont à des postes dans les structures décisionnelles importantes tels que la Présidence de la République, le Premier ministère ou même le ministère de l’Enseignement Supérieur, l’ambition personnelle a fini par occulter les intérêts collectifs du corps, oubliant que ces positions ne durent qu’un temps. Car un véritable universitaire reste malgré tout attaché à son université. Plusieurs parmi ceux qui ont jadis occupé ces positions s’en rendent souvent compte après leur déchéance, lorsqu’on les rencontre en train de raser les murs des Facultés, tout honteux de vouloir s’offrir encore quelques heures de cours.
Comme conséquences de ces attitudes malsaines, les universitaires camerounais sont aujourd’hui regardés avec dédain par l’opinion et le doute quant à leurs capacités opérationnelles s’est définitivement installé. D’où le mépris et l’enfermement dans un cercle vicieux qu’il est plus qu’urgent de rompre. Comment ? Nous offrons ici cinq pistes qui pourraient nourrir la réflexion.
1. Que les universitaires prennent conscience de l’importance de leur stature sur la scène décisionnelle nationale et internationale (exit le Pr. Maurice Kamto dans le dossier de Bakassi). Car il est de renommé que pour un pays, lorsque l’université et les universitaires vont mal, tout le pays va mal. C’est le cas actuel du Cameroun. Aussi est-il temps pour ceux qui décident de comprendre qu’il va être de plus en plus difficile de continuer à chercher les solutions aux problèmes du Cameroun sans s’attacher de l’expertise des universitaires. De ces derniers et leur devenir dépend la réussite des défis à venir, n’en déplaise à ceux qui stigmatisent et qui pensent le contraire. Car de plus en plus dans notre pays, nous assistons à l’échec des projets de développement importants tout simplement parce que les responsables en charge, les ministres, feignent d’ignorer l’expertise des universitaires soit par orgueil, soit du fait de leur médiocre entourage hostile à toute ouverture aux universitaires par instinct de conservation. En agissant de la sorte, messieurs les décideurs, vous creusez vous-même la fosse de vos futurs échecs. Car c’est à cela en fait qu’a été créée l’université ;
2. Que les universitaires, les vrais, cherchent autant que se peut à garder et à préserver cette indépendance d’esprit qui est leur véritablement fondement. Une méfiance particulière doit être portée à toute tentative de récupération politique ou intellectuelle visant à rehausser les centres décisionnels hors de leur champ de contrôle ;
3. Que les universitaires bannissent en leur sein tout complexe d’infériorité, quelque soit les conditions dans lesquelles ils évoluent aujourd’hui. Car un jour, le soleil finira par se lever. La différence finira par se faire au moyen de leur acharnement au travail à travers leurs découvertes et publications scientifiques ;
4. Enfin, il serait urgent de repenser la représentativité des universitaires et leurs moyens de lutte dissous dans des considérations tribalistes et régionalistes stériles.
Ce dont nous sommes certains est que le Cameroun se fera avec les universitaires ou ne se fera pas.
Historien de l’économie
http://www.lejourquotidien.info/index.php?option=com_content&task=view&id=1252&Itemid=60
Méprisés, rejetés, manipulés, assujettis, utilisés, infantilisés, incompris et finalement réduits à rien du tout, tel est sans complaisance l’image qu’offrent les universitaires de la présente République du Cameroun. Un tableau qui donnerait sûrement à sourire, mais alors un sourire qui se voudra jaune, si l’on tient compte des conséquences de ce triste tableau sur la destinée de notre pays.
Pour cela essayons tout d’abord de voir comment se définie un universitaire. D’après le dictionnaire français, le terme universitaire renvoie d’abord à ce qui est relatif à l’université, à ce qui relève de l’enseignement supérieur. Ensuite il désigne toute personne qui est membre de l’université.
Mais s’il faille aller plus loin, nous dirons que l’universitaire n’est pas seulement celui qui a atteint ce sommet de la connaissance. Il est également celui qui a accumulé un savoir unique dans un domaine précis de la vie – c’est l’objet d’une thèse de doctorat – et dans lequel il détient une expertise unique. A ce stade, l’universitaire devient aussi un chercheur, capable de produire des résultats. Des exemples (hélas en voie de disparition) abondent dans notre pays d’universitaires de renom qui ont fait des preuves. Je m’arrête à quelques noms : Chuijang Pouemi et Georges Ngango en économie, Joseph Marie Essomba et Engelbert Mveng en histoire et archéologie, François Mbomé en droit, Jean Marc Ela en sociologie, Hogbe Nlend en mathématiques, Eno Belinga en géologie etc.
Les universitaires sont de la sorte considérés comme l’élite intellectuelle d’un pays, à côté, selon la classification sociologique, des élites technocratiques, de propriété, traditionnelles, charismatiques, idéologiques ou symboliques. Guy Rocher définit l’élite comme « les personnes ou les groupes qui, par suite du pouvoir qu’ils détiennent ou de l’influence qu’ils exercent, contribuent à l’action historique d’une collectivité, soit par les décisions qu’ils prennent, soit par les idées, les sentiments ou les émotions qu’ils expriment ou qu’ils symbolisent » . Aussi pouvons nous dire que tout comme le sont les généraux dans les forces armées, les universitaires forment la primeur de la connaissance et de la pensée intellectuelle d’une société. Toute la symbolique de leur mission n’est-elle pas bien exprimée dans la définition précédente ?
Voilà pourquoi de tout temps, cette catégorie d’hommes et de femmes a toujours fait l’objet d’une attention particulière de la part des Etats et des gouvernements qui se respectent et d’une reconnaissance singulière de la part de la société qui les accueille. Car de tout temps, l’université (ou l’enseignement supérieur) est toujours apparue comme le poumon de tout pays véritablement jouer un rôle sur l’échiquier international. En effet c’est ici que partent toutes les innovations, scientifiques, technologiques, philosophiques, cognitives…dont se sert la société pour muter, se développer et s’épanouir. Voilà pourquoi on a coutume de dire que si vous voulez réellement connaître le niveau socio-mental d’un pays, allez d’abord visiter son université. Voilà aussi pourquoi les mercenaires internationaux que sont les institutions financières internationales travaillent à étouffer le développement des universités africaines au profit du soit disant enseignement de base qui absorbent actuellement l’essentiel des financements affectés à l’éducation dans nos pays. Car ils savent qu’un enseignement supérieur fort est synonyme d’universitaires forts et donc moins d’assistants techniques et de coopérants. Si nos gouvernements pouvaient le comprendre.
A l’exemple du Président Abdoulaye Wade du Sénégal qui, quelque temps après sa prise de pouvoir décida de revisiter le statut des universitaires de son pays (à la suite de celui des ministres), en améliorant leurs émoluments. Le salaire minimal d’un universitaire sénégalais est ainsi de 600 000 Fcfa pour un débutant et au delà de 1 000 000 Fcfa pour les plus anciens. Ces montants varient entre 800 000 Fcfa et 1 200 000 Fcfa dans les pays comme le Rwanda, le Gabon ou le Malawi. A l’exemple également du Cameroun d’avant la réforme universitaire de 1993, période au cours de laquelle les universitaires de notre pays étaient fort épanouis et ont magnifiquement contribué à la formation de milliers de cadres qui font aujourd’hui la force de plus de plusieurs administrations. L’auteur de cette réflexion est un pur produit de cette école là. D’autres exemples abondent cependant ailleurs. Qui pourraient s’évaluer sur le strict plan infrastructurel, c’est-à-dire des moyens mis à la disposition des universitaires pour exercer pleinement leur profession et apporter à leur société des réponses concrètes à son épanouissement. C’est le rôle que joue par exemple en France le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS), véritable laboratoire où se façonne toute la pensée théorique et pratique de la société française et où beaucoup d’entre nous sont également allés s’abreuver.
Comme semble le perpétuer une certaine mentalité camerounaise dans ce débat, les avantages consentis aux universitaires ne sont nullement offerts pour pérenniser le pouvoir en place ou entretenir les réunions politiques du parti dominant au village, mais uniquement compte du rôle qu’ils jouent dans le rayonnement national et international de leur nation. En effet c’est eux qui forment les cadres supérieurs dans les universités et les grandes écoles, apportent leur expertise dans les grands dossiers de la nation et honorent leur pays à l’extérieur. Vous êtes simplement sans ignorer que les intellectuels sénégalais sont actuellement les plus côtés de l’Afrique noire sur la scène internationale. Et que sur le récent classement des 100 premières universités africaines, aucune université camerounaise n’a été citée ! Même pas l’université de Buea dont on nous vente si souvent les mérites.
Comment en sommes nous arrivés là, serait tenté de s’interroger le profane ? Je répondrais tout simplement que c’est par une conjonction de plusieurs facteurs que je vais essayer de décrypter dans les lignes qui suivent. Ces facteurs, à mon humble observation, sont essentiellement de quatre ordres :
- conjoncturel
- éthique
- politique
- comportemental
Le facteur conjoncturel fait appel à la situation économique que connaît le Cameroun depuis la fin des années quatre vingt et caractérisée par une profonde crise de croissance. Et comme toutes les catégories socio professionnelles du pays, les universitaires n’ont pas échappé aux conséquences de cette crise. Ils ont également vu leur pouvoir d’achat diminué de manière dramatique. Entre la double baisse des salaires du début des années 90 et leur reversement à la fonction publique au même titre que le fonctionnaire lamda, ce corps d’élite a dangereusement été amoindri. Atteint matériellement et physiquement dans sa chair, l’universitaire ne pouvait qu’être ébranlé psychologiquement, et ce fut là le véritable début de sa déchéance, y compris la déchéance morale qui va se renforcer par les considérations d’ordre éthique.
L’ordre éthique se rapporte aux valeurs et plus précisément aux valeurs qui dictent la société camerounaise depuis que le culte de l’argent s’est érigé en norme. Ce culte est né à la faveur de la crise économique qui a fait apparaître une nouvelle race : les nouveaux riches. Il y eut d’abord eu les ‘‘feymen’’, et ensuite les détourneurs de fonds publics. Cette race, qui se recrute à tous les niveaux de la classe sociale, a si bien occupé le terrain camerounais qu’elle est finalement devenue le modèle à suivre. Influençant les décisions aussi bien à l’échelon élevé du pouvoir que celui du simple petit village de leur origine, ces ‘‘élites’’ ont réussi par cristalliser l’attention sur eux au point d’éclipser complètement les intellectuels parmi lesquels les universitaires. Ces derniers, en situation d’infériorité matérielle et financière devant des populations le plus souvent affamées, se sont alors retrouvés dans une situation où les idées seules ne pouvaient se vendre. Conséquence : ce sont ces médiocres qui sont de plus en plus au centre des décisions importantes de notre pays et de nos régions. D’où cette inertie et cette incompétence tant décriées qui maintiennent toujours le Cameroun dans les abîmes des ténèbres.
La solution aurait pu être d’asseoir une véritable volonté politique de redorer le blason des intellectuels. Mais hélas, cette volonté tarde toujours à se manifester au Cameroun. Et c’est là que je situe le troisième facteur qui rame à contre courant de la reconsidération de la condition des universitaires. Tout le monde sait que dans notre pays, la volonté politique relève exclusivement du pouvoir exécutif et plus précisément du président de la République. Mais malgré les quelques luttes entreprises pars les syndicats de l’enseignement supérieur notamment le Synes et depuis que les promesses ont été faites, les universitaires camerounais attendent toujours un signe d’Etoudi. Ce silence pour lequel chacun peut donner sa propre interprétation dispose pourtant d’une petite lueur qui, si elle vient à briller franchement, sonnera peut-être la réconciliation et l’espoir en attendant les ‘‘vraies choses’’ Il s’agit de l’annoncé mais jamais tenu Conseil de l’enseignement supérieur, dont un Secrétaire permanent occupe pourtant le poste depuis l’année 2004 en la personne du philosophe Guillaume Bwele. Cette institution, l’équivalente chez les universitaires du Haut conseil de la magistrature chez les magistrats, a jadis constitué le cadre où l’ensemble des problèmes relatifs aux universités et aux universitaires étaient débattus et solutionnés. Ce conseil ne s’est plus réuni depuis 1982 ! Oublie politique ou volonté politique ? That is the question.
Mais dans la mesure où dans les centres de l’exécutif trônent de nombreux universitaires, comment comprendre que ceux-ci n’arrivent pas à infléchir une situation qui concerne leur propre devenir, victimes qu’ils le sont souvent à la fin de leurs mandats ?
Cette interrogation nous amène à évoquer le quatrième et dernier facteur qui concoure à la déchéance des universitaires au Cameroun : le facteur comportemental.
On a coutume de dire que nul ne peut se targuer de sa propre turpitude. Car il s’agit en fait d’accepter l’évidence que ce qui arrive aux universitaires camerounais aujourd’hui est en quelque sorte le produit de leur propre volonté auto entretenue. Et il en sera ainsi tant que ceux-ci n’opérerons pas une véritable révolution mentale pour revenir aux sentiments nobles de l’universitaire avec tout ce qu’il a de dignité, de respect, d’éthique, de moralité et de responsabilité.
C’est ici que nous voulons évoquer la victimisation et la culpabilité chez ce corps d’élite du Cameroun. Car c’est à ces deux sentiments que les trois facteurs précédemment décrits ont fini par les conduire sur le plan comportemental. Les universitaires camerounais se sentent en effet victimes et coupables à la fois.
Victimes, car convaincus qu’ils sont l’objet d’un complot de la part d’un système qui les méprise et les rejette. Alors question : à qui la faute ?
Coupables car, à notre avis, étant bien conscient de leur indispensabilité pour le pays, ils sont en doute vis-à-vis d’eux-mêmes par rapport à leur incapacité à gérer le petit espace vital qui leur a été concédé par le pouvoir camerounais à savoir le ministère de l’Enseignement supérieur et ses annexes que sont les universités et les grandes écoles.
En effet, à la faveur de la réforme universitaire de 1993, il a bien plu au chef de l’Etat de confier la gestion de ce stratégique département ministériel aux universitaires eux-mêmes. Mais depuis cette date, alors qu’on attendait un certain rehaussement de l’université et de son corps d’élite, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit jusqu’à ce jour. Non seulement les universités sont au plus mal, mais les universitaires continuent de voir leurs conditions de vie et de travail se détériorer dangereusement alors que les budgets consentis à cet effet augmentent d’année en année. Comment donc expliquer cette douloureuse contradiction ? Gestion académique, financière, matérielle et humaine calamiteuses, vision complètement obscurcie, véritables roitelets à la tête de petits ‘‘empires’’, les universitaires responsables des structures universitaires sont devenus plus que des bourreaux pour leur propre espace d’épanouissement au nom d’hypothétiques ambitions qui, lorsqu’elles ne sont pas bassement politiques, se réduisent le plus souvent au ventre ! Ce constat peut faire l’objet ici d’un vaste développement que nous préférons épargner au lecteur. Peut-être à d’autres occasions y reviendrons nous.
De même pour ceux qui sont à des postes dans les structures décisionnelles importantes tels que la Présidence de la République, le Premier ministère ou même le ministère de l’Enseignement Supérieur, l’ambition personnelle a fini par occulter les intérêts collectifs du corps, oubliant que ces positions ne durent qu’un temps. Car un véritable universitaire reste malgré tout attaché à son université. Plusieurs parmi ceux qui ont jadis occupé ces positions s’en rendent souvent compte après leur déchéance, lorsqu’on les rencontre en train de raser les murs des Facultés, tout honteux de vouloir s’offrir encore quelques heures de cours.
Comme conséquences de ces attitudes malsaines, les universitaires camerounais sont aujourd’hui regardés avec dédain par l’opinion et le doute quant à leurs capacités opérationnelles s’est définitivement installé. D’où le mépris et l’enfermement dans un cercle vicieux qu’il est plus qu’urgent de rompre. Comment ? Nous offrons ici cinq pistes qui pourraient nourrir la réflexion.
1. Que les universitaires prennent conscience de l’importance de leur stature sur la scène décisionnelle nationale et internationale (exit le Pr. Maurice Kamto dans le dossier de Bakassi). Car il est de renommé que pour un pays, lorsque l’université et les universitaires vont mal, tout le pays va mal. C’est le cas actuel du Cameroun. Aussi est-il temps pour ceux qui décident de comprendre qu’il va être de plus en plus difficile de continuer à chercher les solutions aux problèmes du Cameroun sans s’attacher de l’expertise des universitaires. De ces derniers et leur devenir dépend la réussite des défis à venir, n’en déplaise à ceux qui stigmatisent et qui pensent le contraire. Car de plus en plus dans notre pays, nous assistons à l’échec des projets de développement importants tout simplement parce que les responsables en charge, les ministres, feignent d’ignorer l’expertise des universitaires soit par orgueil, soit du fait de leur médiocre entourage hostile à toute ouverture aux universitaires par instinct de conservation. En agissant de la sorte, messieurs les décideurs, vous creusez vous-même la fosse de vos futurs échecs. Car c’est à cela en fait qu’a été créée l’université ;
2. Que les universitaires, les vrais, cherchent autant que se peut à garder et à préserver cette indépendance d’esprit qui est leur véritablement fondement. Une méfiance particulière doit être portée à toute tentative de récupération politique ou intellectuelle visant à rehausser les centres décisionnels hors de leur champ de contrôle ;
3. Que les universitaires bannissent en leur sein tout complexe d’infériorité, quelque soit les conditions dans lesquelles ils évoluent aujourd’hui. Car un jour, le soleil finira par se lever. La différence finira par se faire au moyen de leur acharnement au travail à travers leurs découvertes et publications scientifiques ;
4. Enfin, il serait urgent de repenser la représentativité des universitaires et leurs moyens de lutte dissous dans des considérations tribalistes et régionalistes stériles.
Ce dont nous sommes certains est que le Cameroun se fera avec les universitaires ou ne se fera pas.
Historien de l’économie
http://www.lejourquotidien.info/index.php?option=com_content&task=view&id=1252&Itemid=60
Universités d'Etat : Grève à deux vitesses à Yaoundé I et Douala
Le mouvement lancé par le Syndicat national des enseignants du supérieur a été partiellement respecté hier.
Monique Ngo Mayag et Patricia Ngo Ngouem "Il y a comme un air de grève dans l'air". Cette phrase a été prononcée hier lundi 10 novembre par un étudiant de l'université de Yaoundé I. Ce dernier, apparemment pas au courant du mot d'ordre de grève lancé le 3 novembre dernier par le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes), manifestait ainsi son incompréhension devant l'absence des enseignants. Avant de marquer son étonnement lorsqu'un de ses camarades de troisième année informatique lui apprend la nouvelle qui courait pourtant dans les milieux universitaires depuis le 31 octobre dernier. "Nous avions trois cours prévus ce jour [hier lundi] Malheureusement, aucun enseignant ne s'est présenté", affirme Jean Nganombel. Même son de cloche en troisième année physiques et en première année psychologie.
De même qu'à l'amphithéâtre 500 et 501 où les cours de Géographie et de Mathématiques initialement programmés dans la matinée n'ont pas eu lieu. Une situation qui ne semblait pas s'être améliorée dans l'après-midi, malgré le passage dans la matinée du ministre de l'Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo, venu s'enquérir de la situation après l'échec des négociations avec le Synes au sortir de la réunion de mercredi dernier. Bien que présent sur le campus, Guy Mbakop, enseignant de Mathématiques n'a pas mis les pieds dans une salle de cours. M. Mambou n'a pas non plus dispensé son traditionnel cours d'histoire. Il semble d'ailleurs irrité lorsqu'il répond à une de ses étudiantes venue s'enquérir des raisons de son absence : "Je vous ai avisé qu'on ne se verra pas durant toute cette semaine et peut-être au-delà".
Impacts
Comme lui, plusieurs enseignants des deux universités se sont pliés aux prescriptions du Bureau exécutif national (Ben) du Synes invitant les enseignants des universités d'Etat, à observer scrupuleusement le programme d'action qui prévoit "une grève d'avertissement du lundi 10 au samedi 15 novembre 2008". Cette missive, signée du secrétaire général Innocent Futcha, serait l'aboutissement "des démarches entreprises depuis 1999 pour sensibiliser le gouvernement sur la grave détérioration des conditions de vie et de travail des enseignants d'universités". Le mot d'ordre du Synes est par ailleurs affiché sur les murs de tous les départements de l'université de Douala (Ud). "L'enseignant est clochardisé. L'assistant de cours au Sénégal, par exemple, a le triple du salaire d'un chargé de cours au Cameroun. Pourtant, les deux pays ont presque le même niveau de développement", soutient M. Taguem, enseignant d'histoire à l'université de Ngaoundéré, de passage dans la capitale économique. Même si un regain de solidarité s'exprime au sein du corps éducatif, on constate cependant des disparités.
Dans certaines salles et amphis, les cours se sont déroulés normalement. "Nous avons eu tous nos cours depuis le matin", affirme Francis Jah, étudiant en première année Lettres modernes bilingues à Yaoundé I. "Le vice recteur Nicole Claire Ndoko et Dr Akono ont tous les deux dispensés leur cour respectif ce matin", témoigne un étudiant de droit à Douala. Idem à la faculté de Médecine, qui semble ne pas être concernée par l'arrêt de cours. "Tout est normal ici. C'est vous qui nous informez qu'il y a une grève en cours", confie un étudiant. Au Synes cependant, on se dit satisfait de cette première journée.
"Il est évident que la grève ne peut pas être suivie à 100%", déclare le Pr Ngameni, secrétaire national à l'organisation au Synes et par ailleurs chef de département de chimie inorganique à Yaoundé I, comme pour relativiser cette double tendance. Si le doyen de la faculté des Lettres et sciences humaines de Douala n'a pas rallié les rangs des protestataires, il reconnaît cependant que les préoccupations du Synes émanent des problèmes réels. "Mais les négociations entre les délégués des enseignants et le ministère des Finances sont en cours. La situation promet de se décanter..", soutient Nicodème Bikoï. La solution viendrait-elle de la réunion entre le Minesup et les recteurs des universités prévue ce mardi 11 novembre à l'Ecole normale supérieure de Yaoundé.
Monique Ngo Mayag et Patricia Ngo Ngouem
http://www.quotidienmutations.info/mutations/nov08/1226386534.php
Monique Ngo Mayag et Patricia Ngo Ngouem "Il y a comme un air de grève dans l'air". Cette phrase a été prononcée hier lundi 10 novembre par un étudiant de l'université de Yaoundé I. Ce dernier, apparemment pas au courant du mot d'ordre de grève lancé le 3 novembre dernier par le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes), manifestait ainsi son incompréhension devant l'absence des enseignants. Avant de marquer son étonnement lorsqu'un de ses camarades de troisième année informatique lui apprend la nouvelle qui courait pourtant dans les milieux universitaires depuis le 31 octobre dernier. "Nous avions trois cours prévus ce jour [hier lundi] Malheureusement, aucun enseignant ne s'est présenté", affirme Jean Nganombel. Même son de cloche en troisième année physiques et en première année psychologie.
De même qu'à l'amphithéâtre 500 et 501 où les cours de Géographie et de Mathématiques initialement programmés dans la matinée n'ont pas eu lieu. Une situation qui ne semblait pas s'être améliorée dans l'après-midi, malgré le passage dans la matinée du ministre de l'Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo, venu s'enquérir de la situation après l'échec des négociations avec le Synes au sortir de la réunion de mercredi dernier. Bien que présent sur le campus, Guy Mbakop, enseignant de Mathématiques n'a pas mis les pieds dans une salle de cours. M. Mambou n'a pas non plus dispensé son traditionnel cours d'histoire. Il semble d'ailleurs irrité lorsqu'il répond à une de ses étudiantes venue s'enquérir des raisons de son absence : "Je vous ai avisé qu'on ne se verra pas durant toute cette semaine et peut-être au-delà".
Impacts
Comme lui, plusieurs enseignants des deux universités se sont pliés aux prescriptions du Bureau exécutif national (Ben) du Synes invitant les enseignants des universités d'Etat, à observer scrupuleusement le programme d'action qui prévoit "une grève d'avertissement du lundi 10 au samedi 15 novembre 2008". Cette missive, signée du secrétaire général Innocent Futcha, serait l'aboutissement "des démarches entreprises depuis 1999 pour sensibiliser le gouvernement sur la grave détérioration des conditions de vie et de travail des enseignants d'universités". Le mot d'ordre du Synes est par ailleurs affiché sur les murs de tous les départements de l'université de Douala (Ud). "L'enseignant est clochardisé. L'assistant de cours au Sénégal, par exemple, a le triple du salaire d'un chargé de cours au Cameroun. Pourtant, les deux pays ont presque le même niveau de développement", soutient M. Taguem, enseignant d'histoire à l'université de Ngaoundéré, de passage dans la capitale économique. Même si un regain de solidarité s'exprime au sein du corps éducatif, on constate cependant des disparités.
Dans certaines salles et amphis, les cours se sont déroulés normalement. "Nous avons eu tous nos cours depuis le matin", affirme Francis Jah, étudiant en première année Lettres modernes bilingues à Yaoundé I. "Le vice recteur Nicole Claire Ndoko et Dr Akono ont tous les deux dispensés leur cour respectif ce matin", témoigne un étudiant de droit à Douala. Idem à la faculté de Médecine, qui semble ne pas être concernée par l'arrêt de cours. "Tout est normal ici. C'est vous qui nous informez qu'il y a une grève en cours", confie un étudiant. Au Synes cependant, on se dit satisfait de cette première journée.
"Il est évident que la grève ne peut pas être suivie à 100%", déclare le Pr Ngameni, secrétaire national à l'organisation au Synes et par ailleurs chef de département de chimie inorganique à Yaoundé I, comme pour relativiser cette double tendance. Si le doyen de la faculté des Lettres et sciences humaines de Douala n'a pas rallié les rangs des protestataires, il reconnaît cependant que les préoccupations du Synes émanent des problèmes réels. "Mais les négociations entre les délégués des enseignants et le ministère des Finances sont en cours. La situation promet de se décanter..", soutient Nicodème Bikoï. La solution viendrait-elle de la réunion entre le Minesup et les recteurs des universités prévue ce mardi 11 novembre à l'Ecole normale supérieure de Yaoundé.
Monique Ngo Mayag et Patricia Ngo Ngouem
http://www.quotidienmutations.info/mutations/nov08/1226386534.php
dimanche 9 novembre 2008
Pr. Alain Didier Olinga : Nos objectifs scientifiques ont été atteints
Le directeur scientifique dresse le bilan du colloque international qui s'est achevé hier à l'Iric.
L'Institut des relations internationales vient d'abriter un colloque international sur le thème de l'intégration. Peut-on savoir qu'elle était la justification de la tenue de cette rencontre ?
L'organisation d'un colloque par un établissement d'enseignement supérieur devrait être une affaire normale. Car c'est une démission de l'université camerounaise que d'effectuer la recherche et de refuser de réfléchir aux décisions qui sont susceptibles d'engager le destin de notre communauté. C'est sous ce double angle de recherche normale de contribution au développement qu'il est normal qu'un colloque sur le niveau pertinent d'intégration se tienne à l'Iric. Le département de Droit international de cet institut étant jeune, nous avons voulu à travers cet événement et grâce à l'appui marqué du directeur de l'Iric le faire sortir du bois pour lui permettre d'accéder à la visibilité par rapport à ce qui est l'un de ses mandats à côté de l'encadrement pédagogique à savoir la conduite des activités de recherche. Nous avons pour cela bénéficié du partenariat fructueux avec l'université d'Avignon en France où nous avons des amis.
Pourquoi a-t-il fallu trois ans de préparation pour arriver à ce résultat?
La maturation d'un colloque a plusieurs dimensions. La maturation scientifique en elle même n'a pas été longue puisque mes collègues et moi avons travaillé dans un laps de temps relativement court pour tracer les grandes articulations du colloque. Seulement, un événement de cette envergure nécessite la mise en œuvre d'une infrastructure économique. Et si une part de cette infrastructure a été prise en charge, et nous lui en sommes reconnaissant, par le directeur de l'Iric qui a véritablement donné à ce colloque les moyens de son organisation, les frais concernant nos six collègues venant de l'étranger étaient importants. Non pas que nous soyons incapables de contribuer à leur prise en charge, mais dans la logique de partenariat qui était celle l'organisation, il fallait que nos collègues soient à même de supporter une part des frais. Et l'Organisation internationale de la francophonie a pris en charge complètement le déplacement, le séjour ici de nos collègues étrangers.
Pensez-vous à la fin que vos objectifs de départ ont été atteints ?
Oui, et cela dans une large mesure. Nous voulions aborder le thème du niveau pertinent d'intégration sous quatre axes. Des axes qui ont été balayé d'une manière qui me semble utile et approfondie. Il n'y a eu au final que deux communications qui n'ont pas pu être délivré. Donc nous avons passé en revue tout ce qui avait été prévu et c'est là un motif de satisfaction. La deuxième chose c'est que le colloque n'est pas resté dans une sorte de dialogue d'initiés, c'est-à-dire de collègues discutant des questions à propos desquelles ils passent des heures. Le colloque a été ouvert aux étudiants de niveau maîtrise au moins ainsi qu'à des personnes qui ne sont pas ou plus du milieu universitaire. Cela a permis un échange fécond ou on avait des points de vue diversifiés. Maintenant, il est évident que l'on aurait pu faire davantage sur le terrain de la sensibilisation de notre secteur d'activité ou d'autres compartiments de la communauté universitaire. Pour me résumer donc, je pense que les objectifs ont été atteints sur le plan scientifique.
S'agissant des actes du colloque, pouvez-vous confirmer sa publication prochaine ?
Oui, les actes seront disponibles dans un délai raisonnable. Nous y avons d'ailleurs grand intérêt du point de vue de la visibilité scientifique de notre institut et de nous-même en tant qu'enseignant. Cela est d'autant plus important que les propositions et les analyses qui y sont faites puissent aider à l'amélioration de la situation de l'intégration au niveau régional.
Propos recueillis par Parfait Tabapsi
http://www.quotidienmutations.info/mutations/nov08/1226075764.php
L'Institut des relations internationales vient d'abriter un colloque international sur le thème de l'intégration. Peut-on savoir qu'elle était la justification de la tenue de cette rencontre ?
L'organisation d'un colloque par un établissement d'enseignement supérieur devrait être une affaire normale. Car c'est une démission de l'université camerounaise que d'effectuer la recherche et de refuser de réfléchir aux décisions qui sont susceptibles d'engager le destin de notre communauté. C'est sous ce double angle de recherche normale de contribution au développement qu'il est normal qu'un colloque sur le niveau pertinent d'intégration se tienne à l'Iric. Le département de Droit international de cet institut étant jeune, nous avons voulu à travers cet événement et grâce à l'appui marqué du directeur de l'Iric le faire sortir du bois pour lui permettre d'accéder à la visibilité par rapport à ce qui est l'un de ses mandats à côté de l'encadrement pédagogique à savoir la conduite des activités de recherche. Nous avons pour cela bénéficié du partenariat fructueux avec l'université d'Avignon en France où nous avons des amis.
Pourquoi a-t-il fallu trois ans de préparation pour arriver à ce résultat?
La maturation d'un colloque a plusieurs dimensions. La maturation scientifique en elle même n'a pas été longue puisque mes collègues et moi avons travaillé dans un laps de temps relativement court pour tracer les grandes articulations du colloque. Seulement, un événement de cette envergure nécessite la mise en œuvre d'une infrastructure économique. Et si une part de cette infrastructure a été prise en charge, et nous lui en sommes reconnaissant, par le directeur de l'Iric qui a véritablement donné à ce colloque les moyens de son organisation, les frais concernant nos six collègues venant de l'étranger étaient importants. Non pas que nous soyons incapables de contribuer à leur prise en charge, mais dans la logique de partenariat qui était celle l'organisation, il fallait que nos collègues soient à même de supporter une part des frais. Et l'Organisation internationale de la francophonie a pris en charge complètement le déplacement, le séjour ici de nos collègues étrangers.
Pensez-vous à la fin que vos objectifs de départ ont été atteints ?
Oui, et cela dans une large mesure. Nous voulions aborder le thème du niveau pertinent d'intégration sous quatre axes. Des axes qui ont été balayé d'une manière qui me semble utile et approfondie. Il n'y a eu au final que deux communications qui n'ont pas pu être délivré. Donc nous avons passé en revue tout ce qui avait été prévu et c'est là un motif de satisfaction. La deuxième chose c'est que le colloque n'est pas resté dans une sorte de dialogue d'initiés, c'est-à-dire de collègues discutant des questions à propos desquelles ils passent des heures. Le colloque a été ouvert aux étudiants de niveau maîtrise au moins ainsi qu'à des personnes qui ne sont pas ou plus du milieu universitaire. Cela a permis un échange fécond ou on avait des points de vue diversifiés. Maintenant, il est évident que l'on aurait pu faire davantage sur le terrain de la sensibilisation de notre secteur d'activité ou d'autres compartiments de la communauté universitaire. Pour me résumer donc, je pense que les objectifs ont été atteints sur le plan scientifique.
S'agissant des actes du colloque, pouvez-vous confirmer sa publication prochaine ?
Oui, les actes seront disponibles dans un délai raisonnable. Nous y avons d'ailleurs grand intérêt du point de vue de la visibilité scientifique de notre institut et de nous-même en tant qu'enseignant. Cela est d'autant plus important que les propositions et les analyses qui y sont faites puissent aider à l'amélioration de la situation de l'intégration au niveau régional.
Propos recueillis par Parfait Tabapsi
http://www.quotidienmutations.info/mutations/nov08/1226075764.php
Opportunité : L'Université de Buea prépare à l'emploi
Les contours du forum organisé à cet effet, viennent d'être dévoilés au cours d'une conférence de presse.
Le Vice-chancelor de l'Université de Buea présente ce concept comme un partenariat gagnant-gagnant. "Pendant deux jours, les entreprises auront la possibilité de présenter leurs activités dans les stands et définiront les profils qu'ils recherchent pour les emplois. Les étudiants quant à eux pourront être en contact avec les recruteurs", a indiqué le recteur Vincent P K Titanji lors d'une conférence de presse mercredi dernier à Buea. De manière concrète l'université de Buea, à l'occasion de cette première édition du "Forum de l'emploi", entend mobiliser plus de 200 entreprises publiques, privées, Petites et moyennes entreprises, qui viendront présenter leurs structures.
Le Forum permettra aux chefs d'entreprises, promoteur d'emplois, directeurs de ressources humaines de rencontrer les étudiants et futurs. Une rencontre qui vise aux recruteurs de découvrir les talents nécessaires pour le renforcement des ressources humaines. Les étudiants pourront explorer les diverses opportunités du marché de l'emploi, de prospecter les possibilités de stages, et de recueillir des informations qui permettent le financement des initiatives entreprenariales privées. A en croire le vice recteur chargé de la Recherche, de la Coopération et des Relations avec le monde des affaires, le but visé par ce forum de l'emploi de doter les diplômés d'outils.
Il s'agit "de proposer des outils aux futurs diplômés avec des moyens et techniques nécessaires pour une bonne acquisition de possibilités de stages en entreprise et une meilleur insertion dans le monde de l'emploi". En marge du "forum de l'emploi", le campus de l'université de Buea ouvrira ses portes aux entreprises qui emménageront des espaces pour les expositions. Chaque entreprise pourra pavoiser son stand de ses couleurs, des dépliants publicitaires, des fiches d'informations, et autres documents à distribuer aux étudiants et aux chercheurs d'emploi.
Dans la nuit du 20 novembre, une soirée culturelle sera organisée et différents groupes de danses, de théâtre, musiques rivaliseront d'adresse. Cette première édition du "forum de l'emploi" de l'université de Buea est organisée dans un contexte où le syndicat national des enseignements du supérieur (Synes) prévoit une grève du 10 au 15 novembre 2008. Du coup, on craint que le "forum de l'emploi" de Buea ne soit perturbé par cette initiative. C'est à quoi le recteur Vincent P.K. Titandji tient à rassurer: "Nous savons que le ministère de l'enseignement supérieur est en négociation avec les syndicalistes. Nous sommes sereins car nous savons qu'une solution entre les enseignants et la hiérarchie sera trouvée dans les meilleurs délais", a soutenu le recteur.
Eric Roland Kongou, à Buea
http://www.quotidienmutations.info/mutations/nov08/1226075462.php
Le Vice-chancelor de l'Université de Buea présente ce concept comme un partenariat gagnant-gagnant. "Pendant deux jours, les entreprises auront la possibilité de présenter leurs activités dans les stands et définiront les profils qu'ils recherchent pour les emplois. Les étudiants quant à eux pourront être en contact avec les recruteurs", a indiqué le recteur Vincent P K Titanji lors d'une conférence de presse mercredi dernier à Buea. De manière concrète l'université de Buea, à l'occasion de cette première édition du "Forum de l'emploi", entend mobiliser plus de 200 entreprises publiques, privées, Petites et moyennes entreprises, qui viendront présenter leurs structures.
Le Forum permettra aux chefs d'entreprises, promoteur d'emplois, directeurs de ressources humaines de rencontrer les étudiants et futurs. Une rencontre qui vise aux recruteurs de découvrir les talents nécessaires pour le renforcement des ressources humaines. Les étudiants pourront explorer les diverses opportunités du marché de l'emploi, de prospecter les possibilités de stages, et de recueillir des informations qui permettent le financement des initiatives entreprenariales privées. A en croire le vice recteur chargé de la Recherche, de la Coopération et des Relations avec le monde des affaires, le but visé par ce forum de l'emploi de doter les diplômés d'outils.
Il s'agit "de proposer des outils aux futurs diplômés avec des moyens et techniques nécessaires pour une bonne acquisition de possibilités de stages en entreprise et une meilleur insertion dans le monde de l'emploi". En marge du "forum de l'emploi", le campus de l'université de Buea ouvrira ses portes aux entreprises qui emménageront des espaces pour les expositions. Chaque entreprise pourra pavoiser son stand de ses couleurs, des dépliants publicitaires, des fiches d'informations, et autres documents à distribuer aux étudiants et aux chercheurs d'emploi.
Dans la nuit du 20 novembre, une soirée culturelle sera organisée et différents groupes de danses, de théâtre, musiques rivaliseront d'adresse. Cette première édition du "forum de l'emploi" de l'université de Buea est organisée dans un contexte où le syndicat national des enseignements du supérieur (Synes) prévoit une grève du 10 au 15 novembre 2008. Du coup, on craint que le "forum de l'emploi" de Buea ne soit perturbé par cette initiative. C'est à quoi le recteur Vincent P.K. Titandji tient à rassurer: "Nous savons que le ministère de l'enseignement supérieur est en négociation avec les syndicalistes. Nous sommes sereins car nous savons qu'une solution entre les enseignants et la hiérarchie sera trouvée dans les meilleurs délais", a soutenu le recteur.
Eric Roland Kongou, à Buea
http://www.quotidienmutations.info/mutations/nov08/1226075462.php
lundi 3 novembre 2008
Université de Dschang : L’Italie soutient la formation des étudiants
Elle entend contribuer, à travers les matériels didactiques, à la formation des étudiants et à la mise sur pied de la filière pharmacie et médecine biomédicale.
Du 28 au 31 octobre dernier, l’université de Dschang, Uds, qui abrite en son sein un Centre universitaire italien (Centro universitario italiano) a célébré la huitième édition de la semaine de la langue italienne au Cameroun. Avec pour thème “l’italien sur la place”, les manifestations étaient placées sous le haut patronage de son excellence Antonio Bellavia, ambassadeur d’Italie au Cameroun.
En plus des projections cinématographiques, des poèmes et sketches en italien, une conférence du professeur Vittorio Colizzi de l’université de Rome Tor Vergata qui portait sur “le Vih/sida et les maladies liées : les enjeux actuels de la recherche ” a mobilisé sur le campus de Dschang près d’un millier d’étudiants. Ces derniers ont été sensibilisés sur les ravages de cette maladie en milieu estudiantin et les conséquences économiques que cela engendre à travers le monde entier. Au cours de la cérémonie d’ouverture officielle de cette semaine, le jeudi 30 octobre dans la salle des spectacles de l’Uds, S.E Antonio Bellavia a réitéré la détermination du gouvernement italien à soutenir la mise sur pied à Dschangde la filière pharmacie et médecine biomédicale.
Le double objectif visé est de former des médecins et pharmaciens afin de répondre à la demande des populations et contribuer au développement de la science et de la recherche. Ce qui a fait dire au recteur Anaclet Fomethe qu’ils sont en train de chercher des voies et moyens pour être soutenues par l’expertise des universités partenaires. “Pour le gouvernement italien, l’université de Dschang est un système fondamental dans la coopération”, a martelé l’ambassadeur. Par la même occasion, il a annoncé la visite à Dschang, dans les semaines à venir, de hauts responsables d’une demi dizaine d’universités italiennes. En guise de reconnaissance pour les efforts déployés dans le cadre de la coopération Italie – Cameroun, via l’université de Dschang, le professeur Anaclet Fomethe a été fait chevalier de l’ordre de l’étoile de la solidarité italienne. Le Centre universitaire italien de l’Uds compte à ce jour une centaine d’étudiants. Il est doté d’un centre de documentation moderne, don de l’Italie, afin d’intensifier l’enseignement et vulgariser la langue italienne à Dschang. Un programme de formation des formateurs est également en train d’être mis sur pied afin de remédier à l’insuffisance des formateurs constitués entre autres de 4 coopérantes.
Écrit par Blaise Nzupiap Nwafo , La Nouvelle Expression
http://www.camerounlink.net/fr/news.php?nid=41762
Du 28 au 31 octobre dernier, l’université de Dschang, Uds, qui abrite en son sein un Centre universitaire italien (Centro universitario italiano) a célébré la huitième édition de la semaine de la langue italienne au Cameroun. Avec pour thème “l’italien sur la place”, les manifestations étaient placées sous le haut patronage de son excellence Antonio Bellavia, ambassadeur d’Italie au Cameroun.
En plus des projections cinématographiques, des poèmes et sketches en italien, une conférence du professeur Vittorio Colizzi de l’université de Rome Tor Vergata qui portait sur “le Vih/sida et les maladies liées : les enjeux actuels de la recherche ” a mobilisé sur le campus de Dschang près d’un millier d’étudiants. Ces derniers ont été sensibilisés sur les ravages de cette maladie en milieu estudiantin et les conséquences économiques que cela engendre à travers le monde entier. Au cours de la cérémonie d’ouverture officielle de cette semaine, le jeudi 30 octobre dans la salle des spectacles de l’Uds, S.E Antonio Bellavia a réitéré la détermination du gouvernement italien à soutenir la mise sur pied à Dschangde la filière pharmacie et médecine biomédicale.
Le double objectif visé est de former des médecins et pharmaciens afin de répondre à la demande des populations et contribuer au développement de la science et de la recherche. Ce qui a fait dire au recteur Anaclet Fomethe qu’ils sont en train de chercher des voies et moyens pour être soutenues par l’expertise des universités partenaires. “Pour le gouvernement italien, l’université de Dschang est un système fondamental dans la coopération”, a martelé l’ambassadeur. Par la même occasion, il a annoncé la visite à Dschang, dans les semaines à venir, de hauts responsables d’une demi dizaine d’universités italiennes. En guise de reconnaissance pour les efforts déployés dans le cadre de la coopération Italie – Cameroun, via l’université de Dschang, le professeur Anaclet Fomethe a été fait chevalier de l’ordre de l’étoile de la solidarité italienne. Le Centre universitaire italien de l’Uds compte à ce jour une centaine d’étudiants. Il est doté d’un centre de documentation moderne, don de l’Italie, afin d’intensifier l’enseignement et vulgariser la langue italienne à Dschang. Un programme de formation des formateurs est également en train d’être mis sur pied afin de remédier à l’insuffisance des formateurs constitués entre autres de 4 coopérantes.
Écrit par Blaise Nzupiap Nwafo , La Nouvelle Expression
http://www.camerounlink.net/fr/news.php?nid=41762
Vers une grève dans les Universités d’Etat ?
Face au silence du gouvernement, le Syndicat national des enseignants du supérieur entend mener une série d’actions de grève pour manifester son mécontentement.
Dans un préavis de grève adressé au ministre de l’Enseignement supérieur, le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) annonce son intention de faire grève du 10 au 16 novembre prochain. Cet “ avertissement ” de l’ensemble des Universités d’Etat sera suivi “ d’autres actions sans aucune autre notification si à cette date, nos revendications ne sont pas satisfaites ”, menace le syndicat. Cette conduite, selon Innocent Futcha, secrétaire général du Synes, a été arrêtée le 9 octobre 2008 par les membres du syndicat réunis en session ordinaire. Il s’agit d’une réponse face au silence du gouvernement concernant la mise en œuvre des phases II et III du programme triennal 2001-2004 d’amélioration des salaires dans l’enseignement supérieur.
La décision serait motivée par les résultats d’un sondage organisé par le Synes sur les conditions de vie et de travail des enseignants dans les Universités d’Etat au Cameroun. Lesdits résultats ont par ailleurs été transmis au Premier ministre sous forme de mémorandum en juillet 2006. Ce sondage révèle que “ 70% de nos collègues demandent au bureau exécutif national (Ben) du Synes de déposer auprès du Minesup, un préavis de grève dès la prochaine rentrée universitaire pour qu’ils puissent manifester publiquement leur mécontentement ”, affirmait alors le Ben.
L’examen des 850 réponses sur les 1200 questionnaires distribués laisse apparaître un malaise ressenti aussi bien dans le cadre du travail que dans le cadre de vie familiale en passant par l’environnement, la carrière et la rémunération. Ainsi, le salaire est jugé ridicule à 80% ; 30% font plus du double du service dû ; 81% n’ont jamais bénéficié d’une mission de recherche à l’étranger financée par leur Université ; 86% n’ont jamais obtenu un crédit pour la recherche sur le budget de leur Université : ce qui, pour 85%, serait la cause principale des difficultés de changement de grade. En outre, 81% des enseignants ne disposent pas d’un micro-ordinateur fourni par l’université ; 86 n’ont pas accès à une photocopieuse pour les besoins de service ; les toilettes sont inexistantes pour 45% ; seuls 10% possèdent une ligne téléphonique et 2% à peine ont accès à Internet depuis leur bureau, etc.
Le bureau du Synes justifie son abstention à l’époque par le fait que le syndicat voulait “ privilégier l’efficacité dans la discrétion conformément à son option habituelle de donner la priorité au dialogue dans la recherche des solutions aux problèmes de nos Universités ”. N’ayant pas obtenu de résultat grâce à cette méthode, le Synes qui donne un point de presse aujourd’hui à Yaoundé s’est résolu à déposer son préavis de grève.
Par Nadège Christelle BOWA
http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=40&code_art=25377
Dans un préavis de grève adressé au ministre de l’Enseignement supérieur, le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) annonce son intention de faire grève du 10 au 16 novembre prochain. Cet “ avertissement ” de l’ensemble des Universités d’Etat sera suivi “ d’autres actions sans aucune autre notification si à cette date, nos revendications ne sont pas satisfaites ”, menace le syndicat. Cette conduite, selon Innocent Futcha, secrétaire général du Synes, a été arrêtée le 9 octobre 2008 par les membres du syndicat réunis en session ordinaire. Il s’agit d’une réponse face au silence du gouvernement concernant la mise en œuvre des phases II et III du programme triennal 2001-2004 d’amélioration des salaires dans l’enseignement supérieur.
La décision serait motivée par les résultats d’un sondage organisé par le Synes sur les conditions de vie et de travail des enseignants dans les Universités d’Etat au Cameroun. Lesdits résultats ont par ailleurs été transmis au Premier ministre sous forme de mémorandum en juillet 2006. Ce sondage révèle que “ 70% de nos collègues demandent au bureau exécutif national (Ben) du Synes de déposer auprès du Minesup, un préavis de grève dès la prochaine rentrée universitaire pour qu’ils puissent manifester publiquement leur mécontentement ”, affirmait alors le Ben.
L’examen des 850 réponses sur les 1200 questionnaires distribués laisse apparaître un malaise ressenti aussi bien dans le cadre du travail que dans le cadre de vie familiale en passant par l’environnement, la carrière et la rémunération. Ainsi, le salaire est jugé ridicule à 80% ; 30% font plus du double du service dû ; 81% n’ont jamais bénéficié d’une mission de recherche à l’étranger financée par leur Université ; 86% n’ont jamais obtenu un crédit pour la recherche sur le budget de leur Université : ce qui, pour 85%, serait la cause principale des difficultés de changement de grade. En outre, 81% des enseignants ne disposent pas d’un micro-ordinateur fourni par l’université ; 86 n’ont pas accès à une photocopieuse pour les besoins de service ; les toilettes sont inexistantes pour 45% ; seuls 10% possèdent une ligne téléphonique et 2% à peine ont accès à Internet depuis leur bureau, etc.
Le bureau du Synes justifie son abstention à l’époque par le fait que le syndicat voulait “ privilégier l’efficacité dans la discrétion conformément à son option habituelle de donner la priorité au dialogue dans la recherche des solutions aux problèmes de nos Universités ”. N’ayant pas obtenu de résultat grâce à cette méthode, le Synes qui donne un point de presse aujourd’hui à Yaoundé s’est résolu à déposer son préavis de grève.
Par Nadège Christelle BOWA
http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=40&code_art=25377
Fmsb : La rentrée solennelle renaît
Une cérémonie a eu lieu à cet effet vendredi dernier en présence du Pr. Monekosso.
Vendredi dernier, 31 octobre 2008, dans l'amphithéâtre de la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l'Université de Yaoundé I (Fmsb), il y avait foule. Sur les visages de la centaine de jeunes étudiants présents, on pouvait lire cette "joie de voir enfin le premier directeur de cette institution en chair et en os", comme n'a pas manqué de relever l'un d'eux. Une joie qui était tout aussi perceptible chez le Pr. Gottlieb Lobe Monekosso, pionnier s'il en fût de cette institution aujourd'hui presque quarantenaire.
Et quand vînt le moment de prendre la parole, beaucoup retinrent leur souffle. Pour écouter cette voix fluide malgré le poids de l'âge raconter l'histoire de ce qui naquît alors en 1969 sous le nom de Centre universitaire des sciences de la santé (Cuss), et dont les premiers diplômés allaient rejoindre le marché de l'emploi six ans plus tard. Un témoignage salué par l'assistance réunie en cette occasion de rentrée solennelle de la faculté. Elle qui n'avait plus sacrifié à ce rituel académique depuis "21 ans" comme l'a rappelé le doyen Tetanye Ekoe. Non sans évoquer au passage le contexte de cette renaissance "souhaitée par le conseil de faculté".
Dans son discours de circonstance, il relèvera pour le déplorer l'insuffisance de l'infrastructure d'accueil pour les nouveaux entrants. Avec pour conséquence le recrutement pour le compte de cette année de "150 élèves seulement" au lieu des 250 prévus. Ce qui n'empêchera cependant pas l'institution "de mettre un accent sur la formation des formateurs pour une meilleure inculturation du système Lmd". Une préoccupation qui n'a pas manqué de susciter les encouragements de madame le recteur Dorothy Njeuma. Qui, s'adressant aux nouveaux pensionnaires, leurs a dit : "vous arrivez dans une faculté qui a certes beaucoup de problèmes, mais je dois vous rassurer qu'avec la collaboration des ministres de l'Enseignement supérieur et de la Santé publique, nous nous attèleront à les résoudre".
Avant de leur faire savoir que la réhabilitation du bloc pédagogique et la construction de la nouvelle bibliothèque ; et que s'agissant du bloc de 12 laboratoires, il verrait prochainement le jour dans la mesure où les appels d'offres ont déjà été lancés. Ce qui a semblé marquer les jeunes étudiants. Eux qui devront cependant faire bonne figure dans cette institution à la réputation établie et dont l'un des problèmes, selon le Pr. Monekosso, est aujourd'hui "le ratio important d'étudiants par enseignant". Nul doute qu'avec le recrutement annoncé par Mme Njeuma de nouveaux assistants, une partie, fût-ce infime de ce problème, connaîtra un début de solution.
L'avenir et l'aura de la Fmsb en dépendent; elle qui a pour mission première selon le doyen Tetanye de former des jeunes "aptes à assurer la prise en charge des problèmes de santé des populations" comme c'est le cas de l'illustre hôte du jour.
Parfait Tabapsi
http://www.quotidienmutations.info/mutations/nov08/1225722886.php
Vendredi dernier, 31 octobre 2008, dans l'amphithéâtre de la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l'Université de Yaoundé I (Fmsb), il y avait foule. Sur les visages de la centaine de jeunes étudiants présents, on pouvait lire cette "joie de voir enfin le premier directeur de cette institution en chair et en os", comme n'a pas manqué de relever l'un d'eux. Une joie qui était tout aussi perceptible chez le Pr. Gottlieb Lobe Monekosso, pionnier s'il en fût de cette institution aujourd'hui presque quarantenaire.
Et quand vînt le moment de prendre la parole, beaucoup retinrent leur souffle. Pour écouter cette voix fluide malgré le poids de l'âge raconter l'histoire de ce qui naquît alors en 1969 sous le nom de Centre universitaire des sciences de la santé (Cuss), et dont les premiers diplômés allaient rejoindre le marché de l'emploi six ans plus tard. Un témoignage salué par l'assistance réunie en cette occasion de rentrée solennelle de la faculté. Elle qui n'avait plus sacrifié à ce rituel académique depuis "21 ans" comme l'a rappelé le doyen Tetanye Ekoe. Non sans évoquer au passage le contexte de cette renaissance "souhaitée par le conseil de faculté".
Dans son discours de circonstance, il relèvera pour le déplorer l'insuffisance de l'infrastructure d'accueil pour les nouveaux entrants. Avec pour conséquence le recrutement pour le compte de cette année de "150 élèves seulement" au lieu des 250 prévus. Ce qui n'empêchera cependant pas l'institution "de mettre un accent sur la formation des formateurs pour une meilleure inculturation du système Lmd". Une préoccupation qui n'a pas manqué de susciter les encouragements de madame le recteur Dorothy Njeuma. Qui, s'adressant aux nouveaux pensionnaires, leurs a dit : "vous arrivez dans une faculté qui a certes beaucoup de problèmes, mais je dois vous rassurer qu'avec la collaboration des ministres de l'Enseignement supérieur et de la Santé publique, nous nous attèleront à les résoudre".
Avant de leur faire savoir que la réhabilitation du bloc pédagogique et la construction de la nouvelle bibliothèque ; et que s'agissant du bloc de 12 laboratoires, il verrait prochainement le jour dans la mesure où les appels d'offres ont déjà été lancés. Ce qui a semblé marquer les jeunes étudiants. Eux qui devront cependant faire bonne figure dans cette institution à la réputation établie et dont l'un des problèmes, selon le Pr. Monekosso, est aujourd'hui "le ratio important d'étudiants par enseignant". Nul doute qu'avec le recrutement annoncé par Mme Njeuma de nouveaux assistants, une partie, fût-ce infime de ce problème, connaîtra un début de solution.
L'avenir et l'aura de la Fmsb en dépendent; elle qui a pour mission première selon le doyen Tetanye de former des jeunes "aptes à assurer la prise en charge des problèmes de santé des populations" comme c'est le cas de l'illustre hôte du jour.
Parfait Tabapsi
http://www.quotidienmutations.info/mutations/nov08/1225722886.php
dimanche 2 novembre 2008
Innovation : Une route construite avec de la terre et du ciment
La technique a été expérimentée à Yaoundé par un expert hollandais invité par le cabinet Gestor Technologies.
Le 20 octobre 2008, pour la première fois, les populations du quartier Oyom-Abang, surpris et émerveillés, ont assisté à la construction d'une route expérimentale de 40m avec de la terre et du ciment. Le processus est simple :
le sol est remué, mélangé avec du ciment auquel on ajoute quelques kilogrammes d'un adjuvant appelé RoadCem, fabriqué aux Pays-Bas. Le sol est par la suite arrosé puis compacté et le tour est joué. 24 heures plus tard, la route est praticable. Pour 40m de route, 130 sacs de ciment et 75 kilogrammes de RoadCem ont été utilisés pour la route expérimentale située à 500 mètres du marché d'Oyom-Abang, en allant vers le domicile du délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna.
Sur le site web consacré à cette technologie, RoadCem se définit comme "un grain fin de taille, adjuvant composé de métaux alkali (contenant du calcium, ndlr) et zéolites synthétiques mélangés, avec un activateur complexe qui donne au grain ses propriétés uniques". Au Cameroun, c'est le cabinet d'ingénierie et conseils, Gestor Technology qui apporte cette technique. Pour l'expérimentation de cette technique à Yaoundé, Jean Baptiste Tchoffo, promoteur de ce Gestor Technology a fait venir au Cameroun le Pr Marjalovic et son équipe de deux personnes. Tous des hollandais. Pour le Pr Marjalovic, "RoadCem augmente la résistance et la flexibilité des couches de stabilisation des routes et augmente la performance des matériaux enveloppés par le ciment utilisé pour la construction de celles-ci ".
Mais seulement près d'une semaine après la construction de la route expérimentale de Yaoundé, le 26 octobre précisément, l'on constate que ses bordures se dégradent du fait de l'érosion. Visiblement par manque de rigole. "C'est une bonne technique. Mais seulement l'érosion est en train détériorer cette route. S'il y avait des rigoles et bordures à cette route, je pense qu'elle pouvait bien durer. C'est déjà mieux que rien. Avant c'était une piste ici", affirme Jean de Dieu Matip, riverain.
En tout état de cause, les avantages de cette technique sont nombreux, si l'on s'en tient aux avis de Jean Baptiste Tchoffo et aux photographies des routes construites au Mexique ou en Hollande avec cette technique. "Avec la technologie RoadCem, on a pas besoin d'importer le matériel, car 90% du matériau insitu est utilisé. C'est dire qu'on peut utilisé cette technique sur tout type de sol. Plus encore, le coût de construction est réduit de 20 à 50%. Enfin, il y a une possibilité de remplacer une grande partie du ciment par des cendres volantes (59% cendres volantes + 1% RoadCem + 40% ciment + matériel in situ)", affirme Jean Baptiste Tchoffo.
Combien a coûté cette route expérimentale, Gestor Technology qui l'a financée se contente de dire que le coût de construction est réduit à 40 ou 50% par rapport aux routes bitumées. Idem pour l'adjuvant RoadCem dont il est le distributeur au Cameroun. Le cabinet Gestor Technology est situé à Yaoundé à l'immeuble grand carrefour au marché central.
Écrit par Beaugas-Orain Djoyum
http://www.lejourquotidien.info/index.php?option=com_content&task=view&id=985&Itemid=61
Le 20 octobre 2008, pour la première fois, les populations du quartier Oyom-Abang, surpris et émerveillés, ont assisté à la construction d'une route expérimentale de 40m avec de la terre et du ciment. Le processus est simple :
le sol est remué, mélangé avec du ciment auquel on ajoute quelques kilogrammes d'un adjuvant appelé RoadCem, fabriqué aux Pays-Bas. Le sol est par la suite arrosé puis compacté et le tour est joué. 24 heures plus tard, la route est praticable. Pour 40m de route, 130 sacs de ciment et 75 kilogrammes de RoadCem ont été utilisés pour la route expérimentale située à 500 mètres du marché d'Oyom-Abang, en allant vers le domicile du délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna.
Sur le site web consacré à cette technologie, RoadCem se définit comme "un grain fin de taille, adjuvant composé de métaux alkali (contenant du calcium, ndlr) et zéolites synthétiques mélangés, avec un activateur complexe qui donne au grain ses propriétés uniques". Au Cameroun, c'est le cabinet d'ingénierie et conseils, Gestor Technology qui apporte cette technique. Pour l'expérimentation de cette technique à Yaoundé, Jean Baptiste Tchoffo, promoteur de ce Gestor Technology a fait venir au Cameroun le Pr Marjalovic et son équipe de deux personnes. Tous des hollandais. Pour le Pr Marjalovic, "RoadCem augmente la résistance et la flexibilité des couches de stabilisation des routes et augmente la performance des matériaux enveloppés par le ciment utilisé pour la construction de celles-ci ".
Mais seulement près d'une semaine après la construction de la route expérimentale de Yaoundé, le 26 octobre précisément, l'on constate que ses bordures se dégradent du fait de l'érosion. Visiblement par manque de rigole. "C'est une bonne technique. Mais seulement l'érosion est en train détériorer cette route. S'il y avait des rigoles et bordures à cette route, je pense qu'elle pouvait bien durer. C'est déjà mieux que rien. Avant c'était une piste ici", affirme Jean de Dieu Matip, riverain.
En tout état de cause, les avantages de cette technique sont nombreux, si l'on s'en tient aux avis de Jean Baptiste Tchoffo et aux photographies des routes construites au Mexique ou en Hollande avec cette technique. "Avec la technologie RoadCem, on a pas besoin d'importer le matériel, car 90% du matériau insitu est utilisé. C'est dire qu'on peut utilisé cette technique sur tout type de sol. Plus encore, le coût de construction est réduit de 20 à 50%. Enfin, il y a une possibilité de remplacer une grande partie du ciment par des cendres volantes (59% cendres volantes + 1% RoadCem + 40% ciment + matériel in situ)", affirme Jean Baptiste Tchoffo.
Combien a coûté cette route expérimentale, Gestor Technology qui l'a financée se contente de dire que le coût de construction est réduit à 40 ou 50% par rapport aux routes bitumées. Idem pour l'adjuvant RoadCem dont il est le distributeur au Cameroun. Le cabinet Gestor Technology est situé à Yaoundé à l'immeuble grand carrefour au marché central.
Écrit par Beaugas-Orain Djoyum
http://www.lejourquotidien.info/index.php?option=com_content&task=view&id=985&Itemid=61
Stockaj : Ingénierie du document
La dernière trouvaille en matière de conservation d'archives se nomme " Stockaj ", un produit qui présente de nombreux avantages.
Une société industrielle de Douala a récemment été condamnée au versement de 50 millions de frs CFA parce qu'elle ne retrouvait pas le contrat la liant à l'un de ses principaux fournisseurs, contrat datant des années 1980.
Elle s'est alors tournée vers un spécialiste pour mettre de l'ordre dans ses archives. Comme l'illustre l'exemple ci-dessus, le recours à une société d'archivage intervient souvent à un moment critique de la vie d'une entreprise (problèmes d'espace disponible pour le stockage des archives, mauvaise gestion des archives, contrôle fiscal, dépôt de bilan, restructuration, procès, etc.) qui oblige à trouver une solution à court terme pour la conservation des documents. Ce choix permet d'éviter la création de son propre service d'archives, l'aménagement de locaux avec le matériel spécifique associé et l'embauche de personnel sur cette fonction. Nous avons récemment rencontré STOCKAJ, l'un des acteurs du marché, pour un éclairage.
L'organisation numérique, la gestion externalisée d'archives, les audits documentaires, la numérisation et la formation sont autant de services que cette société de Douala propose aux entreprises. La conservation de documents étant un problème dans tous les pays de la zone CEMAC (administration, collectivités locales, entreprises publics et privées), ses ingénieurs prennent le problème à bras-le-corps en plaçant leur activité sous le signe de l'innovation. Leurs différentes solutions, accessibles à travers leur site Internet (www.stockaj.com), s'étendent de l'archivage physique - avec un centre d'archivage entièrement équipé à Bonaberi pouvant contenir plus de 30.000 cartons d'archives et un autre à Ngodi - à la gestion des documents électroniques. Mais l'archivage, c'est aussi des solutions sur-mesure. STOCKAJ a ainsi organisé, à la demande du Ministère tchadien des Finances, une formation pour ses cadres qui faisait le point sur le cadre juridique et les différentes méthodes de conservation, dans un cadre où les archives ont été largement malmenées par la guerre.
Les solutions d'archivage sont nombreuses et le marché immense, mais encore mal connu, nous ont expliqué les responsables de l'entreprise. Ils ont donc opté pour une approche d'évaluation gratuite des besoins qui aide les entreprises à s'approprier les risques liés à une mauvaise organisation pour les réduire, et s'assurer de l'intégrité des documents qu'elles traitent dans le cadre de leur activité.
Écrit par Fabrice Ateba
http://www.lejourquotidien.info/index.php?option=com_content&task=view&id=984&Itemid=62
Une société industrielle de Douala a récemment été condamnée au versement de 50 millions de frs CFA parce qu'elle ne retrouvait pas le contrat la liant à l'un de ses principaux fournisseurs, contrat datant des années 1980.
Elle s'est alors tournée vers un spécialiste pour mettre de l'ordre dans ses archives. Comme l'illustre l'exemple ci-dessus, le recours à une société d'archivage intervient souvent à un moment critique de la vie d'une entreprise (problèmes d'espace disponible pour le stockage des archives, mauvaise gestion des archives, contrôle fiscal, dépôt de bilan, restructuration, procès, etc.) qui oblige à trouver une solution à court terme pour la conservation des documents. Ce choix permet d'éviter la création de son propre service d'archives, l'aménagement de locaux avec le matériel spécifique associé et l'embauche de personnel sur cette fonction. Nous avons récemment rencontré STOCKAJ, l'un des acteurs du marché, pour un éclairage.
L'organisation numérique, la gestion externalisée d'archives, les audits documentaires, la numérisation et la formation sont autant de services que cette société de Douala propose aux entreprises. La conservation de documents étant un problème dans tous les pays de la zone CEMAC (administration, collectivités locales, entreprises publics et privées), ses ingénieurs prennent le problème à bras-le-corps en plaçant leur activité sous le signe de l'innovation. Leurs différentes solutions, accessibles à travers leur site Internet (www.stockaj.com), s'étendent de l'archivage physique - avec un centre d'archivage entièrement équipé à Bonaberi pouvant contenir plus de 30.000 cartons d'archives et un autre à Ngodi - à la gestion des documents électroniques. Mais l'archivage, c'est aussi des solutions sur-mesure. STOCKAJ a ainsi organisé, à la demande du Ministère tchadien des Finances, une formation pour ses cadres qui faisait le point sur le cadre juridique et les différentes méthodes de conservation, dans un cadre où les archives ont été largement malmenées par la guerre.
Les solutions d'archivage sont nombreuses et le marché immense, mais encore mal connu, nous ont expliqué les responsables de l'entreprise. Ils ont donc opté pour une approche d'évaluation gratuite des besoins qui aide les entreprises à s'approprier les risques liés à une mauvaise organisation pour les réduire, et s'assurer de l'intégrité des documents qu'elles traitent dans le cadre de leur activité.
Écrit par Fabrice Ateba
http://www.lejourquotidien.info/index.php?option=com_content&task=view&id=984&Itemid=62
Université de Yaoundé I : Le ministère de la Santé offre 50 millions de Fcfa à la Faculté de médecine

L'annonce a été faite hier à l'occasion de la cérémonie de rentrée solennelle
Le vœu du doyen de la Faculté de médecine et des sciences biomédicales (Fmsb) de l'université de Yaoundé I, Tetanye Ekoe, était d'accueillir 250 nouveaux étudiants en 1ème année, à l'occasion de l'année académique 2008/2009.
Mais c'est finalement 150 qui ont été acceptés eu égard à la capacité d'accueil de l'institution. Le doyen a assuré qu'au cours de la nouvelle année académique, la Fmsb compte étendre son infrastructure. Ainsi, seront achevés les travaux de construction de la deuxième bibliothèque et du bloc de 12 laboratoires. Le recteur de l'université de Yaoundé I, Dorothy Djeuma, ajoute pour sa part qu'un appel d'offre a déjà été lancé pour la construction d'un bloc pédagogique. Le ministère de la Santé publique a décidé de soutenir ces chantiers à hauteur de 50 millions de F cfa. Toutes ces annonces ont été faites hier 31 octobre 2008, au cours de la cérémonie marquant la rentrée solennelle de la Fmsb. Cette institution fête en 2008 son 38ème anniversaire, depuis la création de l'ex Centre universitaire des sciences de la santé (Cuss), qui a ensuite donné naissance à la faculté de médecine et des sciences biomédicales.
Parmi les 150 nouveaux étudiants que la Faculté accueille cette année, il y a100 en médecine, 25 en pharmacie et 25 en médecine dentaire.
A.N.
Écrit par Assongmo Necdem
http://www.lejourquotidien.info/index.php?option=com_content&task=view&id=974&Itemid=57
jeudi 30 octobre 2008
Lancement du e-School à Bafia

Les élèves du lycée classique sont les premiers bénéficiaires de ce projet du Nepad au Cameroun.
Un serveur, 25 ordinateurs et une connexion internet. Voilà la capacité du centre multimédia ouvert hier à Bafia. Pas un centre comme il en existe déjà 19 dans le pays. Il s'agit plutôt du fruit de "l'initiative e-Schools du Nepad". Un projet né de la volonté des chefs d'Etat africains et qui vise à "développer et mettre en œuvre un programme majeur d'intégration des Tic dans les systèmes éducatifs africains", comme on l'explique du côté du Nouveau partenariat africain pour le développement économique (Nepad).
Plus concrètement, "c'est un projet qui se déroulera en trois phases comprenant à chaque fois 15 à 20 pays avec six écoles concernées", a dit Bertrand Bille de Microsoft Afrique, partenaire de l'opération. Avec à l'horizon 2015 plus de 500.000 lycéens africains concernés. Car l'objectif avoué est d'améliorer la qualité et l'efficacité des systèmes éducatifs (enseignement et apprentissage), et de réduire la facture numérique. Un objectif qui n'est pas sans rappeler le sommet mondial sur la société de l'information tenu en décembre 2005 à Tunis et qui reconnaissait déjà l'importance du renforcement des capacités individuelles dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (Tic) pour l'éducation en vue de l'édification de la "société du savoir".
Outre le Lycée classique de Bafia, le projet prévoit cinq autres centres sur l'étendue du territoire : les lycées bilingues de Buea et Kribi, le lycée classique d'Edéa et les lycées techniques de Bamenda et de Mbalmayo. Et pour doter ces jeunes élèves de compétences leur permettant de manière efficace d'accéder à la société de l'information, Microsoft a doté ces établissements de logiciels et de supports pour l'accompagnement comme le personnel devant doter les enseignants en matières de connaissances en Tic qui à leur tour formeront les élèves. Car si la commission e-Afrique du Nepad est chargée de la mise en œuvre du projet, des partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé ont été mis à contribution (Microsoft, Amd, Cisco, Hp e Oracle).
Au Minesec, on estime que "nous sommes là dans une phase pilote" pour reprendre le propos de l'inspecteur de pédagogie Paul Martin Lolo. Puisqu'il n'est pas exclu qu'à l'issue de cette première phase une analyse des commentaires et leçons tirées et relatives aux contenus de formation, aux avantages de l'initiative permettra "un élargissement à d'autres établissements scolaires", a dit le ministre Maïgari Bello Bouba des Postes et Télécommunications. L'espoir du Nepad étant d'équiper et de mettre en réseau "plus de 600.000 établissements scolaires à travers le continent à l'horizon 2015".
De cela, les élèves de Bafia semblent n'en avoir point cure. Eux qui se sont jetés sur les ordinateurs à l'issue de la coupure du ruban avec une faim visible. Avec l'espoir que l'aubaine "durera toute une éternité" comme l'a dit l'un d'eux.
Parfait Tabapsi
Douala : L'Enset célèbre ses lauréats

Les nouveaux professeurs ont reçu leurs parchemins en l'absence du ministre pourtant annoncé.
L'amphi Georges Ngango était archi comble jeudi 23 octobre dernier, à l'occasion de la remise des diplômes à la 29ème promotion des élèves professeurs de l'Ecole normale supérieure d'enseignement technique (Enset). Le grand absent de cette cérémonie était le ministre de l'Enseignement supérieur, Pr. Jacques Fame Ndongo. Pourtant annoncé à cette cérémonie solennelle, il s'y est finalement fait représenter par Pr. Bruno Bekolo Ebe, recteur de l'Université de Douala. La cérémonie qui a vu 511 récipiendaires tout en joie, a fait honneur aux plus méritants. Ainsi, a-t-on vu tour à tour les meilleurs enseignants, les meilleurs agents administratifs et l'ensemble des étudiants recevoir chacun un parchemin attestant de sa bonne conduite au cours de l'année académique écoulée.
Une cérémonie durant laquelle les élèves professeurs sortants et le directeur de l'Enset ont soumis au recteur de l'Université de Douala les mêmes doléances : la signature des diplômes dans les plus brefs délais, l'équipement de la bibliothèque et des laboratoires, la mise en place de l'enseignement à distance, l'augmentation de la capacité d'accueil, l'ouverture d'une infirmerie, le lancement effectif du système Lmd (Licence - Master - Doctorat), la mise à la disposition des étudiants d'un car de transport, la création des partenariats avec les entreprises locales afin de faciliter la recherche des stages aux étudiants pour la bonne application des connaissances acquises.
Tout en prenant en compte les doléances des uns et des autres, le recteur a interpellé les récipiendaires à faire le bon travail afin que la profession d'enseignant serve toujours d'exemple. "N'allez pas marchander nos enfants. Eduquez-les comme on l'a fait pour vous. N'en faites pas des extravertis. Restez proches de vos élèves tout en évitant des comportements qui favorisent la promiscuité" a-t-il martelé. Le directeur de l'Enset, Claude Bekolo, a néanmoins reconnu que cette promotion d'élèves enseignants était "la plus exemplaire" depuis son arrivée il y a cinq ans à la tête de cette école de formation.
Heureux que ce jour soit enfin arrivé, Ghislain Mengata Mengounou, titulaire du Diplôme des professeurs de l'enseignement technique (Dipet) en génie électrique et major de la promotion, ne cache pas sa volonté de vouloir poursuivre ses études dans la même institution. "Mon souhait c'est qu'on ouvre un cycle de Masters de recherche à l'Enset", a-t-il dit. Pendant la cérémonie, le recteur a tenu à rendre hommage à M. Emmanuel Enama, décédé en cours d'année. Il était chargé de cours à l'Enset et premier administrateur de l'institution en 1974, année de création de cette école.
Wilfried Joël Tankeu (Stagiaire Jade/Syfia)
Yaoundé : Etudiants et bailleurs à couteaux tirés

La nouvelle grille des prix à l'origine des tensions et intimidations entre les parties.
Selon l'Association pour la défense des droits des étudiants du Cameroun (Addec), des étudiants résidant à la mini-cité Foukoue à Yaoundé ont été tabassés par "quinze brigands" dans la nuit du jeudi 23 octobre dernier. Des "brigands" qui, à en croire l'Addec qui se réfère aux plaintes déposées par les étudiants ainsi concernés, seraient des "gros bras" travaillant à la solde de la propriétaire de ladite résidence estudiantine. Cette dernière réclamait le paiement de son loyer à 13.000 Fcfa ; un loyer que les étudiants avaient décidé de payer à 4.500 Fcfa, se basant sur la grille homologuée et rendue publique le 20 août dernier par l'antenne locale de la Brigade spéciale des logements de l'université de Yaoundé I (4.500 F pour le standing non classé, 8.000 Fcfa pour le standing ordinaire et 13.500 F pour le standing moyen).
"Les étudiants disent que ces brigands ont été envoyés par la bailleresse qui leur avait promis la bastonnade après plusieurs intimidations", affirme Eric Dongmo, sous-secrétaire aux finances à l'Addec. En fait d'intimidations, il s'agit notamment de "bailleurs qui coupent l'électricité ou arrachent les portes pour obliger les locataires à payer". S'il nous a été impossible de rencontrer lesdits étudiants, de même que la bailleresse, reste que cette information est confirmée du côté de la Brigade spéciale des logements où on déclare qu'une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur toute cette affaire. Surtout que, soutient Bienvenu Nola, chargé de la communication au sein de cette structure chargée de résoudre les problèmes de logements que rencontrent les étudiants et de trouver un terrain d'entente entre étudiants et bailleurs, "un des étudiants s'est évanoui pendant la bagarre. La gendarmerie est descendue sur les lieux et a dû s'interposer pour ramener le calme".
Procureur
Laissant entendre que cette situation a fait l'objet d'une réunion de la Brigade samedi dernier en présence du préfet du Mfoundi, Joseph Beti Assomo, président de cette structure. "Que les bailleurs refusent d'appliquer les prix, c'est une chose. Mais qu'ils appellent des gens pour venir molester les étudiants, c'en est une autre. Nous avons demandé à la gendarmerie de Melen de faire suivre le dossier au procureur car ce n'est plus le problème de l'antenne, vu qu'il y a eu violences sur personnes", ajoute M. Nola. En effet, depuis la publication de la nouvelle réglementation qui a généralement revu les prix des résidences estudiantines à la baisse, le climat est devenu on ne peut plus tendu entre étudiants locataires et bailleurs. Les premiers accusant les seconds de ne pas respecter la nouvelle grille et les seconds refusant de s'y conformer, estimant avoir été "lésés" dans la classification.
"J'ai déposé une requête, comme d'autres bailleurs à la Brigade parce que je pense que le standing de ma mini-cité ne m'est pas favorable. Nous attendons la suite. L'association à décider de prôner le dialogue. Maintenant, s'il y a des bailleurs qui mettent leurs menaces à exécution ou usent de violence, ils devront en répondre devant les autorités compétentes", explique Daniel Mbakop, le représentant des bailleurs des mini-cités et propriétaire de la mini-cité La Concorde. "On négocie actuellement avec le bailleur pour qu'il ramène le prix au moins à 10.000 Fcfa au lieu des 13.000 Fcfa qu'il demande. Il s'est calmé, c'est-à-dire qu'il ne nous menace plus et n'amène plus les agresseurs nous intimider", soutient Sandrine Bandjié, résidente à la mini-cité Le Boss où un étudiant aurait également été battu par des "gros bras". "Nous n'avons pas encore de problèmes majeurs chez nous, mais ça ne saurait tarder car nous exigeront le moment venu, que la mesure soit appliquée", ajoute Saint-Clair Donfack étudiant d'une mini-cité voisine. En attendant la suite des négociations, Joseph beti Assomo et ses collaborateurs effectuent une descente sur le terrain ce jeudi dès 9h afin de "s'assurer de l'effectivité de la mesure et voir l'état des cités".
http://www.quotidienmutations.info/mutations/oct08/1225381337.php
Patricia Ngo Ngouem
mardi 28 octobre 2008
Université de Dschang : On ne fera pas pharmacie, ni médecine
Quelque 2000 jeunes ayant pris part au concours de la filière des sciences biomédicales ont été désillusionnés.
Que d'espoirs les habitants de la ville n'ont-ils placé dans l'ouverture à l'université de Dschang d'une faculté de médecine. En toutes circonstances et à toutes les occasions propices comme lors des meetings et anniversaires du parti au pouvoir, d'incessantes doléances sont allées dans ce sens, adressées au président de la République Paul Biya. On a cru ces doléances satisfaites quand le 18 juin 2008, le ministre de l'Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo venu à Dschang présider la cérémonie de sortie des élèves ingénieurs agronomes, a annoncé dans son discours que cette faculté tant attendue, allait être opérationnelle dès la rentrée académique 2008.
Il y a un mois, le même ministre a rendu publique la décision d'ouverture du concours d'entrée dans ladite faculté, avec 75 places en médecine et 30 en pharmacie. Une véritable ruée pour l'inscription à ce concours a eu lieu avec près de 3000 candidats enregistrés, qui ne rêvaient plus que de devenir médecin ou pharmacien en passant par ce qu'on appelait déjà le ''Cuss'' de Dschang.
Mais surprise. Deux jours avant le concours, c'est-à-dire le 23 octobre, le recteur de l'université de Dschang commet un communiqué officiel qui désarçonne tout le monde. Le communiqué précise qu'à la suite de la publication de la décision n° du 29 septembre 2008 portant ouverture du concours d'entrée en première année des études de la filière professionnelle médecine, pharmacie et sciences biomédicales de la faculté des sciences de l'université de Dschang pour l'année académique 2008/2009, " il est apparu quelques malentendus, interprétations erronées et/ ou incompréhensions qu'il convenait de dissiper et de réajuster. "
Pour ce qui est de ce malentendu, le recteur explique dans la suite de son communiqué qu'il ne s'agissait pas pour l'instant de l'ouverture d'une faculté de médecine, de pharmacie ou d'odontostomatologie. La formation qui allait avoir lieu devait juste s'inscrire dans une filière professionnelle de la faculté des sciences et devant conduire à la délivrance d'une licence professionnelle en sciences biomédicales, ou un master professionnel dans les professions médico-sanitaires, biomédicales et génie médical, etc., selon le système Lmd (licence, master, doctorat).
Ce communiqué publié tardivement, n'a pas aussi été largement diffusé. Il a été simplement lu sur les antennes des deux petites radios locales. Les candidats disséminés sur les quatre coins du territoire n'ont pas ainsi été informés de cette rectification. Nombreux sont ainsi certains de ces candidats peu informés qui venus de très loin, ont pris part au concours et sont repartis de Dschang baignant dans l'illusion qu'ils seront médecins. D'autres, avisés par le recteur à l'entrée de la salle de composition, ont carrément renoncé. Pour eux, il n'était pas question de devenir des licenciés au lieu d'être des médecins. Encore que plusieurs parmi eux étaient déjà titulaires d'une licence.
François Temkeng Chekou
http://www.quotidienmutations.info/mutations/oct08/1225207752.php
Que d'espoirs les habitants de la ville n'ont-ils placé dans l'ouverture à l'université de Dschang d'une faculté de médecine. En toutes circonstances et à toutes les occasions propices comme lors des meetings et anniversaires du parti au pouvoir, d'incessantes doléances sont allées dans ce sens, adressées au président de la République Paul Biya. On a cru ces doléances satisfaites quand le 18 juin 2008, le ministre de l'Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo venu à Dschang présider la cérémonie de sortie des élèves ingénieurs agronomes, a annoncé dans son discours que cette faculté tant attendue, allait être opérationnelle dès la rentrée académique 2008.
Il y a un mois, le même ministre a rendu publique la décision d'ouverture du concours d'entrée dans ladite faculté, avec 75 places en médecine et 30 en pharmacie. Une véritable ruée pour l'inscription à ce concours a eu lieu avec près de 3000 candidats enregistrés, qui ne rêvaient plus que de devenir médecin ou pharmacien en passant par ce qu'on appelait déjà le ''Cuss'' de Dschang.
Mais surprise. Deux jours avant le concours, c'est-à-dire le 23 octobre, le recteur de l'université de Dschang commet un communiqué officiel qui désarçonne tout le monde. Le communiqué précise qu'à la suite de la publication de la décision n° du 29 septembre 2008 portant ouverture du concours d'entrée en première année des études de la filière professionnelle médecine, pharmacie et sciences biomédicales de la faculté des sciences de l'université de Dschang pour l'année académique 2008/2009, " il est apparu quelques malentendus, interprétations erronées et/ ou incompréhensions qu'il convenait de dissiper et de réajuster. "
Pour ce qui est de ce malentendu, le recteur explique dans la suite de son communiqué qu'il ne s'agissait pas pour l'instant de l'ouverture d'une faculté de médecine, de pharmacie ou d'odontostomatologie. La formation qui allait avoir lieu devait juste s'inscrire dans une filière professionnelle de la faculté des sciences et devant conduire à la délivrance d'une licence professionnelle en sciences biomédicales, ou un master professionnel dans les professions médico-sanitaires, biomédicales et génie médical, etc., selon le système Lmd (licence, master, doctorat).
Ce communiqué publié tardivement, n'a pas aussi été largement diffusé. Il a été simplement lu sur les antennes des deux petites radios locales. Les candidats disséminés sur les quatre coins du territoire n'ont pas ainsi été informés de cette rectification. Nombreux sont ainsi certains de ces candidats peu informés qui venus de très loin, ont pris part au concours et sont repartis de Dschang baignant dans l'illusion qu'ils seront médecins. D'autres, avisés par le recteur à l'entrée de la salle de composition, ont carrément renoncé. Pour eux, il n'était pas question de devenir des licenciés au lieu d'être des médecins. Encore que plusieurs parmi eux étaient déjà titulaires d'une licence.
François Temkeng Chekou
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Nouveauté : Sup Infos dans les kiosques
Publié sur papier glacé, Sup Infos, la revue mensuelle bilingue du ministère de l'Enseignement supérieur est un magazine de 63 pages en couleur. La publication qui a pour directeur, Jacques Fame Ndongo, est disponible pour toute personne prête à débourser la modique somme de 500 Fcfa. Sup Infos compte onze rubriques parmi lesquelles on retrouve : Zoom, Publication, Innovation, Coopération, Formation, Activités, Académie, Dialogue, Sciences de l'éducation, Culture et Document. Des rubriques dont les contenus est l'oeuvre d'une vingtaine de personnes, sans oublier quelques pages réservées aux annonces des instituts supérieurs du Cameroun. Par ailleurs, l'aspect du magazine ne fait aucun doute : l'impression est de haute qualité.
On note cependant quelques irrégularités. La Une et à la quatrième de couverture sont assez touffues. L'appel après le titre qui fait la une occupe les ¾ quart de la page et ne permet pas d'apprécier l'image en arrière-plan. De plus, l'annonce en quatrième de couverture est truffée d'informations et laisse peu d'espace aux illustrations. Chose surprenante : le caractère bilinguisme proclamé par le magazine est invisible à longueur de pages. La vitrine à elle seule laisse comprendre qu'il n'y a pas de place pour le bilinguisme. Aucun titre en anglais. Le sommaire est conçu similairement, pas de pages pour les articles en anglais. La seule page qui fait référence en la matière c'est la traduction de l'éditorial du directeur de publication, Jacques Fame Ndongo, qui ne tient d'ailleurs que sur une page. Le service de traduction, mentionné dans l'ours, aura au moins été utile pour cette édition, sans compter la traduction du nom du magazine.
Néanmoins, la revue est un outil utile à l'étudiant souhaitant s'enquérir des différentes innovations que connait l'enseignement supérieur et tout ce qui y a trait. C'est ainsi que dans la rubrique Couloir, l'on retrouve dans ce dernier numéro, les textes portant organisation administrative et académique de l'université et de l'Ecole normale supérieure (Ens) de Maroua, les innovations du système éducatif en "Zoom", et la vulgarisation de certains établissements où il est possible de suivre des formations professionnelles.
http://www.quotidienmutations.info/mutations/oct08/1225206692.php
On note cependant quelques irrégularités. La Une et à la quatrième de couverture sont assez touffues. L'appel après le titre qui fait la une occupe les ¾ quart de la page et ne permet pas d'apprécier l'image en arrière-plan. De plus, l'annonce en quatrième de couverture est truffée d'informations et laisse peu d'espace aux illustrations. Chose surprenante : le caractère bilinguisme proclamé par le magazine est invisible à longueur de pages. La vitrine à elle seule laisse comprendre qu'il n'y a pas de place pour le bilinguisme. Aucun titre en anglais. Le sommaire est conçu similairement, pas de pages pour les articles en anglais. La seule page qui fait référence en la matière c'est la traduction de l'éditorial du directeur de publication, Jacques Fame Ndongo, qui ne tient d'ailleurs que sur une page. Le service de traduction, mentionné dans l'ours, aura au moins été utile pour cette édition, sans compter la traduction du nom du magazine.
Néanmoins, la revue est un outil utile à l'étudiant souhaitant s'enquérir des différentes innovations que connait l'enseignement supérieur et tout ce qui y a trait. C'est ainsi que dans la rubrique Couloir, l'on retrouve dans ce dernier numéro, les textes portant organisation administrative et académique de l'université et de l'Ecole normale supérieure (Ens) de Maroua, les innovations du système éducatif en "Zoom", et la vulgarisation de certains établissements où il est possible de suivre des formations professionnelles.
http://www.quotidienmutations.info/mutations/oct08/1225206692.php
Esstic : Le directeur contre les tenues sexy
La rentrée de cet établissement qui forme dans les métiers de la communication a eu lieu hier.
Venant Pouemi, étudiant entrant en 4ème année publicité et président de l'Association des étudiants en communication (Asec), accueillant les nouveaux étudiants de la 39ème promotion 2008/2009, toutes filières confondues, leur parlera de l'Esstic comme étant une grande famille de la communication conviviale et attentionnée. " Tout dépendra de votre sympathie, dira-t-il, et surtout de votre discernement. Si vous faites le choix du travail et de l'ordre, je vous promets que votre séjour dans cette école sera agréable. Vous pouvez compter sur le soutien des aînés ".
Le Pr. Laurent Charles Boyomo Assala, directeur de l'Esstic, dans sa belle toge noire et rouge proscrit dans les comportements professionnels à observer par les étudiantes, les mini jupes exposant leur cuisses jusqu'aux fessiers, les DVD (Dos et ventre dehors) en vigueur chez les camerounaises et l'utilisation des téléphones portables dans les salles de classe. Le système LMD auquel s'arriment toutes les filières et niveaux de l'Esstic cette année 2008/2009 exige rigueur, discipline, ardeur au travail et un sens de la responsabilité. Il inaugure l'entrée en Licence professionnelle et rompt avec le Dstic (Diplôme en sciences et technique de l'information et de la communication) qui sanctionnait jusqu'ici la fin de formation.
Crtv
Daniel Anicet Noah, journaliste et enseignant au département de radio à l'Esstic, a donné la leçon inaugurale de la rentrée solennelle. Ritualisation de l'actualité en rapport avec le service public de l'information : le cas du journal parlé de la Crtv, a constitué le corpus de sa communication. Selon lui, la révolution dans laquelle la Crtv radio est entrée est un modèle original dans la société de l'information au niveau du contenu des programmes et du style de la présentation. Le regard croisé de 12h30, le retour du directeur de l'information Alain Belibi au journal parlé (J.P) de 13h, le supplément de 19h, le duo au journal parlé de 20h avec l'auditeur du jour, les émissions sur l'actualité littéraire, tout cela rompt avec la dichotomie entre la presse d'opposition et la presse gouvernementale.
C'est avec surprise qu'Alain Belibi, accueille l'analyse du Dr. Noah : " Je crois qu'il y a une différence entre la théorie et la pratique. Moi, je suis spécialiste de la pratique et le Dr. Noah est théoricien. J'ai compris beaucoup de choses ici auxquelles je n'avais pas pensé auparavant".
Les étudiants retrouvent en principe le chemin des salles de cours dès aujourd'hui.
André. Essomé Essomé (stagiaire)
http://www.quotidienmutations.info/mutations/oct08/1225210049.php
Venant Pouemi, étudiant entrant en 4ème année publicité et président de l'Association des étudiants en communication (Asec), accueillant les nouveaux étudiants de la 39ème promotion 2008/2009, toutes filières confondues, leur parlera de l'Esstic comme étant une grande famille de la communication conviviale et attentionnée. " Tout dépendra de votre sympathie, dira-t-il, et surtout de votre discernement. Si vous faites le choix du travail et de l'ordre, je vous promets que votre séjour dans cette école sera agréable. Vous pouvez compter sur le soutien des aînés ".
Le Pr. Laurent Charles Boyomo Assala, directeur de l'Esstic, dans sa belle toge noire et rouge proscrit dans les comportements professionnels à observer par les étudiantes, les mini jupes exposant leur cuisses jusqu'aux fessiers, les DVD (Dos et ventre dehors) en vigueur chez les camerounaises et l'utilisation des téléphones portables dans les salles de classe. Le système LMD auquel s'arriment toutes les filières et niveaux de l'Esstic cette année 2008/2009 exige rigueur, discipline, ardeur au travail et un sens de la responsabilité. Il inaugure l'entrée en Licence professionnelle et rompt avec le Dstic (Diplôme en sciences et technique de l'information et de la communication) qui sanctionnait jusqu'ici la fin de formation.
Crtv
Daniel Anicet Noah, journaliste et enseignant au département de radio à l'Esstic, a donné la leçon inaugurale de la rentrée solennelle. Ritualisation de l'actualité en rapport avec le service public de l'information : le cas du journal parlé de la Crtv, a constitué le corpus de sa communication. Selon lui, la révolution dans laquelle la Crtv radio est entrée est un modèle original dans la société de l'information au niveau du contenu des programmes et du style de la présentation. Le regard croisé de 12h30, le retour du directeur de l'information Alain Belibi au journal parlé (J.P) de 13h, le supplément de 19h, le duo au journal parlé de 20h avec l'auditeur du jour, les émissions sur l'actualité littéraire, tout cela rompt avec la dichotomie entre la presse d'opposition et la presse gouvernementale.
C'est avec surprise qu'Alain Belibi, accueille l'analyse du Dr. Noah : " Je crois qu'il y a une différence entre la théorie et la pratique. Moi, je suis spécialiste de la pratique et le Dr. Noah est théoricien. J'ai compris beaucoup de choses ici auxquelles je n'avais pas pensé auparavant".
Les étudiants retrouvent en principe le chemin des salles de cours dès aujourd'hui.
André. Essomé Essomé (stagiaire)
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Je suis à l’ENAM
Tout le monde veut y aller, ou caser son fiston à tout prix. Pas besoin d’un dessin, la filière « Concours de l’ENAM » rapporte gros. Elle a créé des répétiteurs spéciaux, qui en vivent presque décemment. Et bien sûr, elle est le repaire des escrocs, qui rôdent autour des candidats, bien couverts par l’opinion selon laquelle « écrire et parler ne suffisent pas. Il faut encore bien parler » Du coup, extorquer de l’argent aux parents contre admission est devenu l’un des coups les plus faciles pour les malfrats opérant dans cette branche. Un faux D.A.G s’est fait prendre l’autre jour. Il s’en serait sorti avec pas moins de 12 millions de F Cfa, fruit de quatre promesses.
D’accord, les temps sont durs. Mais tous ces Camerounais prêts à payer deux ou trois millions de F pour entrer à l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature, c’est tout de même inquiétant. Voilà donc ceux qui prétendent être les inspecteurs des Impôts, les douaniers, les magistrats et les administrateurs de demain !
Yves ATANGA
http://www.cameroon-tribune.net/article.php?lang=Fr&oled=j27102008&idart=96935&olarch=
D’accord, les temps sont durs. Mais tous ces Camerounais prêts à payer deux ou trois millions de F pour entrer à l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature, c’est tout de même inquiétant. Voilà donc ceux qui prétendent être les inspecteurs des Impôts, les douaniers, les magistrats et les administrateurs de demain !
Yves ATANGA
http://www.cameroon-tribune.net/article.php?lang=Fr&oled=j27102008&idart=96935&olarch=
Iric : une rentrée au parfum LMD
La nouvelle année, lancée vendredi au campus d’Obili, est placée sous le signe de « la performance dans l’innovation ».
Stella M. prend des notes et de temps en temps hoche la tête. Admise dans la nouvelle filière Communication et action publique internationales ouverte à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric), elle suit attentivement, comme le reste de l’auditorium 250, la leçon inaugurale donnée ce 24 octobre par le Pr. Luc Sindjoun. L’occasion ? La cérémonie solennelle de rentrée académique en Masters professionnels en relations internationales, filières Banque-monnaie-finances internationales, Marketing international, Communication et action publique internationales, Contentieux international. Les stagiaires diplomatiques étaient aussi de la fête.
En présence du ministre délégué auprès du Minrex chargé des Relations avec le Monde islamique, Adoum Gargoum, ce beau monde a écouté l’orateur exposer sur « Action publique et relations internationales ». Luc Sindjoun a entraîné son auditoire sur les traces de l’Etat jadis surpuissant mais aujourd’hui incapable d’en imposer systématiquement aux autres acteurs, d’influencer les événements à sa guise. Certes, l’action publique n’est plus le seul fait de l’Etat : divers acteurs privés (Ong, organisations intergouvernementales…) s’impliquent dans la lutte contre la corruption, le combat pour la préservation de l’environnement, et sur bien d’autres chantiers. Mais au terme de sa leçon, Luc Sindjoun laissera retenir qu’en dépit de toutes les limites, « il vaut mieux l’Etat plutôt que rien ».
Après la leçon, les recommandations. Le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, directeur de l’Iric, invitera les nouveaux étudiants et stagiaires diplomatiques à « mettre en synergie » leurs « juvéniles énergies » au service de leurs « réussites individuelles et collectives ». Mais aussi à faire preuve de pugnacité et de perspicacité intellectuelle, à être respectueux de l’éthique académique et soucieux de la stricte observance des normes universitaires. « Ce à quoi vous avez primordialement droit (…) est, dans l’optique du système LMD auquel l’Iric vient de s’arrimer, une formation, un perfectionnement et un recyclage en parfaite adéquation avec les demandes pressantes, les contraintes objectives et les exigences actuelles du monde de l’emploi », a déclaré le directeur de l’institution. Gageons que les concernés ne l’oublieront pas. Comme ils garderont en mémoire les performances des membres du Théâtre national emmenés par Géneviève Bounya Epée, et les tours de chant de Komty, parfums culturels de la cérémonie.
Alliance NYOBIA
http://www.cameroon-tribune.net/article.php?lang=Fr&oled=j27102008&idart=96959&olarch=
Stella M. prend des notes et de temps en temps hoche la tête. Admise dans la nouvelle filière Communication et action publique internationales ouverte à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric), elle suit attentivement, comme le reste de l’auditorium 250, la leçon inaugurale donnée ce 24 octobre par le Pr. Luc Sindjoun. L’occasion ? La cérémonie solennelle de rentrée académique en Masters professionnels en relations internationales, filières Banque-monnaie-finances internationales, Marketing international, Communication et action publique internationales, Contentieux international. Les stagiaires diplomatiques étaient aussi de la fête.
En présence du ministre délégué auprès du Minrex chargé des Relations avec le Monde islamique, Adoum Gargoum, ce beau monde a écouté l’orateur exposer sur « Action publique et relations internationales ». Luc Sindjoun a entraîné son auditoire sur les traces de l’Etat jadis surpuissant mais aujourd’hui incapable d’en imposer systématiquement aux autres acteurs, d’influencer les événements à sa guise. Certes, l’action publique n’est plus le seul fait de l’Etat : divers acteurs privés (Ong, organisations intergouvernementales…) s’impliquent dans la lutte contre la corruption, le combat pour la préservation de l’environnement, et sur bien d’autres chantiers. Mais au terme de sa leçon, Luc Sindjoun laissera retenir qu’en dépit de toutes les limites, « il vaut mieux l’Etat plutôt que rien ».
Après la leçon, les recommandations. Le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, directeur de l’Iric, invitera les nouveaux étudiants et stagiaires diplomatiques à « mettre en synergie » leurs « juvéniles énergies » au service de leurs « réussites individuelles et collectives ». Mais aussi à faire preuve de pugnacité et de perspicacité intellectuelle, à être respectueux de l’éthique académique et soucieux de la stricte observance des normes universitaires. « Ce à quoi vous avez primordialement droit (…) est, dans l’optique du système LMD auquel l’Iric vient de s’arrimer, une formation, un perfectionnement et un recyclage en parfaite adéquation avec les demandes pressantes, les contraintes objectives et les exigences actuelles du monde de l’emploi », a déclaré le directeur de l’institution. Gageons que les concernés ne l’oublieront pas. Comme ils garderont en mémoire les performances des membres du Théâtre national emmenés par Géneviève Bounya Epée, et les tours de chant de Komty, parfums culturels de la cérémonie.
Alliance NYOBIA
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lundi 27 octobre 2008
Innocent Feutcha : C’est le chef de l’Etat qui convoque le Conseil
Le secrétaire du Syndicat des enseignants du supérieur (Synes) explique les conséquences de la non tenue du conseil de l’enseignement supérieur.
Pourquoi le Conseil de l’enseignement supérieur ne s’est-il plus tenu depuis 1982 ?
Ce n’est pas à moi qu’il faut le demander. Le Conseil de l’enseignement supérieur est convoqué par le président de la république, tous les deux ans. Entre 1982 et 2008, ce conseil devrait s’être réuni 13 fois. Il y a quelques années, le chef de l’Etat a annoncé qu’il allait se tenir ; depuis, on n’a rien vu venir.
Quelles sont les conséquences de la non tenue du conseil de l’enseignement supérieur ?
Cette instance est censée se réunir pour réfléchir sur les fondamentaux de l’enseignement supérieur, lesquels fondamentaux doivent constamment être revus et corrigés, pour la simple raison que le monde change, les enjeux de l'enseignement et de la recherche avec. Le fait qu’il ne se tienne pas signifie qu’il n’y a pas réflexion, au plus haut lieu, sur le système de l’enseignement supérieur.
Mais l’on note des mutations au sein des universités et des ministères en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche...
Ce sont des bricolages. Les systèmes qui vont et viennent dans les universités ne sont pas pensés. Ils sont conçus par les autres pour répondre à leurs besoins. Nous n’avons pas les mêmes besoins que les universités occidentales. Or, nous copions aveuglément leurs réformes. Et quand bien même il nous arrive, à nous enseignants et chercheurs, d’évaluer ces systèmes, les résultats de nos études ne sont pas pris en considération, du fait précisément de l’absence de la tenue du conseil de l’enseignement supérieur. En effet, c’est au cours de ce conseil que les résultats de ces études auraient pu être discutés entre enseignants et chercheurs, puis validés par la plus haute autorité.
L'entrée en vigueur de la dernière réforme qu'est le système Lmd avait-elle besoin d'être pensée au sein de ce conseil?
Le système Lmd n'est pas un projet camerounais. Il a été pensé par les sociétés occidentales qui savaient ce qu'elles voulaient faire de leurs universités. De plus, le Lmd n'est qu'en cours d'implémentation en Occident. Dans la plupart des universités européennes, cette phase s'achève en 2010 et déjà, nous avons copié le Lmd sans aucune réserve sur son adaptabilité et sur sa convenance pour nos besoins fondamentaux.
Écrit par Maurice Simo Djom
http://www.lejourquotidien.info/index.php?option=com_content&task=view&id=819&Itemid=57
Pourquoi le Conseil de l’enseignement supérieur ne s’est-il plus tenu depuis 1982 ?
Ce n’est pas à moi qu’il faut le demander. Le Conseil de l’enseignement supérieur est convoqué par le président de la république, tous les deux ans. Entre 1982 et 2008, ce conseil devrait s’être réuni 13 fois. Il y a quelques années, le chef de l’Etat a annoncé qu’il allait se tenir ; depuis, on n’a rien vu venir.
Quelles sont les conséquences de la non tenue du conseil de l’enseignement supérieur ?
Cette instance est censée se réunir pour réfléchir sur les fondamentaux de l’enseignement supérieur, lesquels fondamentaux doivent constamment être revus et corrigés, pour la simple raison que le monde change, les enjeux de l'enseignement et de la recherche avec. Le fait qu’il ne se tienne pas signifie qu’il n’y a pas réflexion, au plus haut lieu, sur le système de l’enseignement supérieur.
Mais l’on note des mutations au sein des universités et des ministères en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche...
Ce sont des bricolages. Les systèmes qui vont et viennent dans les universités ne sont pas pensés. Ils sont conçus par les autres pour répondre à leurs besoins. Nous n’avons pas les mêmes besoins que les universités occidentales. Or, nous copions aveuglément leurs réformes. Et quand bien même il nous arrive, à nous enseignants et chercheurs, d’évaluer ces systèmes, les résultats de nos études ne sont pas pris en considération, du fait précisément de l’absence de la tenue du conseil de l’enseignement supérieur. En effet, c’est au cours de ce conseil que les résultats de ces études auraient pu être discutés entre enseignants et chercheurs, puis validés par la plus haute autorité.
L'entrée en vigueur de la dernière réforme qu'est le système Lmd avait-elle besoin d'être pensée au sein de ce conseil?
Le système Lmd n'est pas un projet camerounais. Il a été pensé par les sociétés occidentales qui savaient ce qu'elles voulaient faire de leurs universités. De plus, le Lmd n'est qu'en cours d'implémentation en Occident. Dans la plupart des universités européennes, cette phase s'achève en 2010 et déjà, nous avons copié le Lmd sans aucune réserve sur son adaptabilité et sur sa convenance pour nos besoins fondamentaux.
Écrit par Maurice Simo Djom
http://www.lejourquotidien.info/index.php?option=com_content&task=view&id=819&Itemid=57
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